Mobilisation sanitaire au cœur de Kinshasa. La zone de santé de Bandalungwa a lancé une campagne de vaccination intégrée contre la poliomyélite, la rougeole et la rubéole, avec un dispositif déployé dans 94 sites répartis dans les quartiers. Les autorités sanitaires misent sur une forte participation des parents pour atteindre une couverture maximale, condition essentielle à l’immunité collective.
La zone de santé de Bandalungwa, située dans le centre de Kinshasa, a lancé mardi une campagne de vaccination intégrée contre la poliomyélite, la rougeole et la rubéole, dans le but de renforcer la protection sanitaire des enfants et de consolider l’immunité collective au sein de la population.
Cette opération, qui s’inscrit dans les efforts nationaux de lutte contre les maladies évitables par la vaccination, se distingue par une approche organisationnelle spécifique. Contrairement aux campagnes précédentes souvent menées en porte-à-porte, le dispositif repose cette fois sur un réseau de 94 sites fixes répartis à travers les différents quartiers de la commune.
Selon le médecin chef de la zone de santé de Bandalungwa, le docteur Trésor Kaketa, cette stratégie vise à optimiser la couverture vaccinale en facilitant l’accès des populations aux services de santé. « Cette campagne de vaccination intégrée contre la poliomyélite, la rougeole et la rubéole est différente des autres, du fait qu’elle va s’effectuer non de porte-à-porte, mais dans 94 sites répartis dans différents quartiers », a-t-il expliqué lors du lancement officiel.
L’objectif affiché est d’atteindre un maximum d’enfants dans un laps de temps réduit, condition essentielle pour interrompre la circulation des virus et prévenir d’éventuelles flambées épidémiques. « Une campagne de vaccination intégrée qui a atteint le maximum de gens, des enfants, constitue déjà une garantie d’une immunité collective », a insisté le Dr Kaketa.
Pour assurer le succès de cette opération, les autorités sanitaires misent sur l’implication des relais communautaires. Les délégués de quartiers sont ainsi appelés à jouer un rôle clé dans la sensibilisation des parents et des familles. « Nous vous demandons de sensibiliser les parents à faire vacciner leurs enfants », a lancé le médecin chef, soulignant l’importance de la mobilisation locale.
La vaccination intégrée permet d’administrer simultanément plusieurs antigènes, optimisant ainsi les ressources et réduisant les contraintes logistiques. Elle constitue également une réponse adaptée aux défis sanitaires dans un contexte urbain marqué par une forte densité de population.
À Kinshasa, où les risques de propagation des maladies infectieuses restent élevés, ce type d’initiative s’inscrit dans une stratégie de prévention renforcée. Les autorités sanitaires rappellent que la poliomyélite, la rougeole et la rubéole figurent parmi les maladies les plus redoutées chez les enfants, en raison de leurs complications potentielles.
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