Au cœur du Salon international de l’édition et du livre 2026, une table ronde a mis en lumière la dynamique de développement des provinces du Sud du Maroc et ses implications géopolitiques. Experts marocains et étrangers ont souligné l’ampleur des transformations économiques et l’impact de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU du 31 octobre 2025, qui consacre le plan d’autonomie comme solution politique. Entre attractivité économique, repositionnement stratégique et évolution des perceptions internationales, le débat a confirmé la centralité de ce dossier dans les équilibres régionaux.
La dynamique de développement multidimensionnel des provinces du Sud du Maroc a été au centre d’une table ronde organisée samedi à Rabat, dans le cadre du Salon international de l’édition et du livre 2026. Cette rencontre a réuni experts marocains et intervenants internationaux autour des transformations économiques, des enjeux géopolitiques et des perspectives stratégiques de cette région.
Les participants ont dressé un constat convergent : les provinces du Sud connaissent des mutations profondes, portées par des investissements structurants et une vision politique assumée. Cette dynamique s’inscrit, selon eux, dans un contexte international marqué par la résolution adoptée le 31 octobre 2025 par le Conseil de sécurité des Nations unies, consacrant le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme solution politique au différend régional.
Intervenant lors des débats, Alain Juillet, ancien haut responsable de l’intelligence économique auprès de la présidence française, a retracé l’évolution historique du dossier, depuis la période de l’occupation espagnole jusqu’aux développements récents au sein de l’ONU. Il a insisté sur la dimension stratégique croissante de la région, notamment à travers le rôle de la ville de Dakhla, qu’il qualifie de « hub de développement pour l’Afrique ».
Selon lui, « la forte dynamique économique dans les provinces du Sud constitue un puissant facteur d’attractivité », aussi bien pour le Maroc que pour les pays d’Afrique subsaharienne, appelés à bénéficier de cette plateforme d’échanges et d’investissements.
De son côté, le chercheur et écrivain Mohammed Benabdelkader a mis en avant le rôle du roi Mohammed VI dans le repositionnement du dossier du Sahara sur la scène internationale. Il a souligné que « les discours royaux ont contribué à recadrer la question sur le plan géopolitique », permettant une évolution notable des perceptions au sein de la communauté internationale en faveur du plan d’autonomie.
L’ancien ambassadeur du Mexique au Maroc, Andres Ordoñez, a quant à lui insisté sur la nécessité d’un regard renouvelé depuis l’Amérique latine. Il a appelé les intellectuels et décideurs de la région à « renforcer leurs connaissances sur l’Histoire du Maroc et de l’Afrique », afin de mieux appréhender les mutations en cours. Il a également mis en avant le potentiel des provinces du Sud dans des secteurs stratégiques tels que les énergies renouvelables et l’économie bleue.
Au-delà des interventions individuelles, les participants ont souligné que le développement soutenu de cette région, conjugué aux avancées diplomatiques récentes, renforce la position du Maroc sur la scène internationale. Ils estiment que ces évolutions illustrent la pertinence de l’initiative d’autonomie, présentée comme un cadre de résolution réaliste et durable.
Cette table ronde s’inscrit dans le programme du 31e SIEL, qui réunit 891 exposants issus de 60 pays. L’événement propose un fonds documentaire riche de plus de 130.000 titres et plus de 3 millions d’exemplaires, couvrant l’ensemble des domaines du savoir et de la création.
Avec MAP

