Une étape décisive pour des milliers d’élèves. Dans la province éducationnelle Kasaï Central 1, la hors-session de l’Examen d’État 2026 a été lancée, lundi 4 mai à Kananga, par le gouverneur Joseph-Moïse Kambulu Nkonko. Au total, 21 065 candidats, dont plus de 10 700 filles, sont engagés dans cette phase préparatoire déterminante. Répartis dans plusieurs centres, ils abordent une étape clé de leur parcours scolaire, sous le regard d’autorités appelant à la rigueur, à la transparence et au mérite dans l’organisation des épreuves.
La hors-session de l’Examen d’État 2026 a été officiellement lancée, lundi 4 mai, dans la province éducationnelle Kasaï Central 1, lors d’une cérémonie organisée à Kananga. Le coup d’envoi a été donné par le gouverneur Joseph-Moïse Kambulu Nkonko, en présence des autorités politico-administratives et des responsables du secteur éducatif.
Cette étape marque l’entrée en lice de 21 065 candidats inscrits dans la province, dont 10 716 filles, soit une proportion en progression. Selon les données présentées par le directeur provincial de l’éducation, cette évolution, estimée à 2 %, traduit une amélioration progressive de l’accès des jeunes filles à l’éducation dans la région.
La ville de Kananga concentre l’essentiel des effectifs, avec 14 269 candidats répartis dans 32 centres, dont 6 476 filles. Dans les territoires, la participation reste également significative. À Demba, 5 277 candidats, dont 1 444 filles, sont répartis dans 15 centres. À Dibaya, 4 790 candidats, dont 1 849 filles, composent dans 16 centres, tandis que Dimbelenge enregistre 3 380 candidats, dont 947 filles, dans 13 centres.
Au total, 25 options sont organisées au cycle long, auxquelles s’ajoutent 5 options techniques, reflétant la diversité de l’offre éducative dans la province. Les autorités ont insisté sur les efforts consentis pour assurer l’inclusion de tous les élèves, y compris ceux issus de milieux vulnérables, dans un contexte marqué par des contraintes socio-économiques persistantes.
Prenant la parole au nom de la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, le superviseur national a rappelé l’importance de cette étape dans le parcours des finalistes. Il a exhorté les encadreurs à faire preuve de professionnalisme et de rigueur dans l’organisation des épreuves, afin d’en garantir la crédibilité.
« Le respect strict des instructions officielles est une condition essentielle pour assurer la transparence du processus », a-t-il souligné, appelant les organisateurs à assumer pleinement leurs responsabilités.
S’adressant aux candidats, il a insisté sur les valeurs de discipline, de sérénité et d’intégrité. « La réussite doit être le fruit de votre travail personnel », a-t-il martelé, rejetant toute forme de fraude et encourageant les élèves à faire confiance à leurs capacités.
La hors-session de l’Examen d’État constitue une étape stratégique, notamment à travers les épreuves pratiques et orales qu’elle comporte. Elle permet d’évaluer les compétences acquises par les élèves avant la session ordinaire, qui demeure déterminante pour l’obtention du diplôme d’État.
Dans la province du Kasaï Central, cette séquence mobilise un dispositif organisationnel important, impliquant enseignants, superviseurs et autorités locales. L’enjeu est de garantir un déroulement harmonieux des épreuves, dans le respect des normes établies par le ministère de l’Éducation nationale.
Un appel a d’ailleurs été lancé à l’ensemble des partenaires éducatifs pour accompagner cette phase, considérée comme un moment charnière dans le parcours des finalistes. Pour ces milliers de jeunes, la hors-session représente bien plus qu’une simple formalité : elle engage leur avenir académique et professionnel.
Stony Mulumba, correspondant à Kananga

