À Kolwezi, la Journée internationale du travail a pris une dimension particulière au sein de la SOMIDEZ. L’ingénieur chinois Jiang Guo a quitté définitivement ses fonctions, salué par ses anciens apprentis congolais. Au-delà d’un départ à la retraite, cet instant a mis en lumière une coopération humaine et technique patiemment construite. Entre émotion et reconnaissance, les équipes ont rendu hommage à celui qui a contribué à former une génération de techniciens, dans un contexte où le transfert de compétences reste un enjeu majeur pour l’industrie minière congolaise.
Kolwezi s’est réveillée, le 1er mai, sur une scène rare où l’émotion le disputait à la reconnaissance. Devant l’atelier de maintenance du département électromécanique de la SOMIDEZ, une dizaine de techniciens congolais, en tenue de travail, attendaient en silence celui qu’ils considèrent comme bien plus qu’un supérieur hiérarchique : leur maître.
L’ingénieur chinois Jiang Guo, venu faire ses adieux avant son retour définitif en Chine, a été accueilli par une haie d’honneur improvisée. Un geste simple, mais lourd de sens, qui traduisait des années de collaboration étroite et de transmission continue. Visiblement ému, l’ingénieur a pris le temps de saluer chacun, dans un climat empreint de respect mutuel.
Au cœur de cette cérémonie sobre, mais profondément symbolique, un moment a particulièrement marqué les esprits. Le chef d’équipe Édouard Katshekele Shala a remis à Jiang Guo un portrait réalisé à la main. « C’est un souvenir que je garderai toute ma vie », a confié l’ingénieur, touché par ce geste qui, au-delà de sa valeur artistique, incarnait la reconnaissance collective d’une équipe formée au fil des années.
Pour Édouard Katshekele Shala, l’héritage laissé dépasse largement le cadre technique. « Il ne nous a pas seulement appris le métier. Il nous a transmis la rigueur, la discipline et l’esprit d’équipe », a-t-il souligné. Une appréciation partagée par plusieurs techniciens présents, qui évoquent un encadrement exigeant, mais juste, et une relation professionnelle marquée par la confiance.
Dans un secteur minier où la question du transfert de compétences reste centrale, le parcours de Jiang Guo à la SOMIDEZ apparaît comme un exemple concret de coopération réussie. En formant directement des techniciens congolais, l’ingénieur a contribué à renforcer les capacités locales, tout en favorisant une appropriation durable des savoir-faire.
Les poignées de main se sont ensuite multipliées, prolongeant cet instant suspendu. Certains regards trahissaient l’émotion d’un départ qui, bien qu’attendu, laisse un vide. Mais tous s’accordaient sur un point : l’essentiel a été transmis.
En quittant le site, Jiang Guo n’a pas seulement tourné une page personnelle. Il a laissé derrière lui une équipe structurée, des compétences consolidées et une mémoire collective forgée par des années de travail partagé. Dans les ateliers de la SOMIDEZ, son passage continuera de résonner à travers les gestes, les méthodes et les valeurs qu’il a su transmettre.
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