Un audit à mi-parcours sous contrainte de résultats. À Kinshasa, la ministre d’État à l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a ouvert le 11 mai 2026 la revue du Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF), en présence du ministre du Plan, Guylain Nyembo. Devant les partenaires et experts, elle a reconnu des insuffisances dans la mise en œuvre et appelé à des « échanges francs » pour lever les blocages. Les travaux, prévus jusqu’au 15 mai, doivent réorienter les investissements et renforcer l’intégration des actions, dans la ligne des priorités fixées par le président Félix Tshisekedi et le gouvernement Judith Suminwa.
La République démocratique du Congo engage un réajustement de son programme en faveur de l’éducation des filles. La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a procédé lundi 11 mai 2026, à Kinshasa, au lancement de l’atelier de revue à mi-parcours du Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF). La cérémonie s’est tenue en présence du ministre du Plan, Guylain Nyembo, ainsi que des partenaires techniques et financiers impliqués dans ce programme.
Dès l’ouverture, la ministre a posé le cadre : « Ces assises ne constituent pas une simple formalité administrative », a-t-elle déclaré, inscrivant cette évaluation dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait de l’éducation et de la promotion du genre des priorités de son action publique. Elle a également rappelé l’engagement du gouvernement dirigé par Judith Suminwa en faveur d’un système éducatif « performant, inclusif et orienté vers les résultats ».
Mais le diagnostic dressé par la responsable de l’éducation se veut lucide. « La gestion et la mise en œuvre du PAAF ne répondent pas encore pleinement aux attentes et aux ambitions fixées », a reconnu Raïssa Malu, appelant à transformer cette revue en un véritable espace d’évaluation critique. L’objectif affiché est de corriger les insuffisances et d’optimiser l’impact des interventions sur le terrain.
Au cœur de cette démarche, deux priorités structurantes ont été mises en avant : la concentration des investissements sur des actions stratégiques et l’intégration systémique des initiatives. Autrement dit, il s’agit de mieux cibler les ressources disponibles et d’assurer une cohérence entre les différents volets du programme, afin d’éviter la dispersion des efforts.
La ministre a également fixé le cap méthodologique des travaux. « Nous devons faire preuve d’objectivité radicale pour identifier les blocages, capitaliser les acquis pour tirer les leçons apprises et prioriser stratégiquement les ajustements nécessaires », a-t-elle insisté devant les participants. Cette triple exigence vise à garantir une évaluation rigoureuse et à déboucher sur des recommandations opérationnelles.
Le PAAF, qui s’inscrit dans les politiques publiques de promotion de l’éducation des filles, ambitionne de lever les obstacles à la scolarisation et à l’autonomisation des jeunes filles en RDC. Toutefois, sa mise en œuvre se heurte à des défis persistants, notamment en matière de coordination, de suivi et d’efficacité des interventions.
La présence du ministre du Plan à ces travaux traduit l’importance accordée à l’articulation entre les politiques éducatives et les stratégies de développement. Elle souligne également la volonté des autorités de renforcer la planification et le pilotage des programmes structurants.
Les travaux de cette revue à mi-parcours se poursuivront jusqu’au 15 mai 2026. Ils devront permettre de dégager une feuille de route révisée, capable d’accélérer les résultats attendus et d’améliorer l’impact du PAAF sur les bénéficiaires.
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