Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) serre la vis dans le secteur publicitaire en République démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel signé le 7 mai 2026, l’organe de régulation annonce l’entrée en vigueur de nouvelles exigences applicables aux médias, annonceurs et agences de publicité opérant en RDC. À partir du 15 mai, aucune publicité ne pourra être diffusée sans un avis de conformité délivré par le CSAC. L’institution prévient que tout contrevenant s’expose à des sanctions administratives lourdes pouvant aller jusqu’à la suspension des programmes, à la fermeture administrative ou au retrait du signal.
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a annoncé un durcissement des règles encadrant la publicité dans les médias en République démocratique du Congo. Dans un communiqué officiel adressé aux médias, diffuseurs, annonceurs et agences de publicité, l’organe de régulation informe que la directive relative à la publicité dans les médias entre officiellement en vigueur à partir du 15 mai 2026.
Signé par le rapporteur du CSAC, Oscar Kabamba Kasonga, le document précise qu’aucun média ne sera désormais autorisé à diffuser, publier ou relayer une publicité sans avoir obtenu au préalable un avis de conformité délivré par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication.
Le CSAC présente cette mesure comme une exigence légale obligatoire destinée à mieux encadrer le secteur publicitaire en RDC et à garantir le respect des lois ainsi que des normes professionnelles dans les contenus publicitaires.
« Aucun média ne peut désormais diffuser, publier ou relayer une publicité qui n’a pas préalablement obtenu un avis de conformité délivré par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication », souligne le communiqué.
Selon l’institution, cet avis de conformité vise notamment à assurer « le respect des lois de la République », « la protection des consommateurs », « la préservation de la moralité publique » ainsi que « le respect des normes éthiques et professionnelles en matière de communication publicitaire ».
Le CSAC indique également que cette obligation concerne aussi bien les médias audiovisuels nationaux que les annonceurs et les agences de publicité exerçant sur le territoire congolais.
Dans son communiqué, l’organe de régulation avertit que tout média qui diffusera une publicité non validée par le CSAC à partir du 15 mai 2026 s’exposera à des sanctions administratives importantes prévues par les textes en vigueur.
Parmi les mesures évoquées figurent « des amendes administratives substantielles », « la suspension des espaces publicitaires », « la suspension temporaire des programmes » ou encore, « en cas de récidive ou de violation grave, le retrait du signal ».
Le CSAC insiste sur le fait que le respect des règles applicables à la publicité « n’est pas une option », mais « une obligation légale qui s’impose à tous les opérateurs du secteur médiatique ».
Les agences de publicité sont également directement concernées par cette nouvelle réglementation. Le communiqué rappelle qu’aucune agence ne peut désormais exercer ses activités sans avoir obtenu un avis conforme du CSAC.
« Toute agence de publicité fonctionnant sans avis conforme du CSAC s’expose à de lourdes sanctions », prévient l’institution.
Ces sanctions peuvent inclure des amendes administratives, une fermeture administrative, une interdiction d’exercer ainsi que des poursuites judiciaires conformément aux lois de la République.
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