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Kinshasa
13 mai, 2026 - 18:04:39
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Décomptes finaux des ex-agents de la Gécamines : Muzito et Massamba activent un plan de paiement progressif

Le gouvernement congolais remet sur la table l’un des dossiers sociaux les plus sensibles du secteur minier public. Réunis à Kinshasa autour des instructions de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le vice-Premier ministre du Budget, Adolphe Muzito, et le ministre de l’Emploi, Ferdinand Massamba Wa Massamba, ont examiné les mécanismes envisageables pour le paiement progressif des décomptes finaux des anciens travailleurs de la Gécamines. Plus de 10 500 ex-agents, ainsi que leurs familles, attendent depuis plusieurs années le règlement de leurs droits sociaux, dans un contexte marqué par les revendications persistantes autour de la justice sociale et du respect des engagements de l’État.

Le gouvernement congolais tente de relancer un dossier social resté pendant plusieurs années au cœur des revendications des anciens travailleurs de la Générale des Carrières et des Mines (Gécamines). Mardi 12 mai, le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, et le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba, ont tenu une réunion de travail consacrée à l’examen des mécanismes de paiement progressif des décomptes finaux dus aux ex-agents de la société minière publique.

Selon la cellule de communication du ministère du Budget, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des orientations données par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, qui souhaite voir avancer ce dossier considéré comme l’un des principaux contentieux sociaux hérités des restructurations successives de la Gécamines.

Au centre des échanges figurait la question des décomptes finaux, des indemnités de sortie ainsi que des autres droits sociaux réclamés depuis plusieurs années par les anciens employés de l’entreprise minière. Les autorités gouvernementales cherchent désormais une formule de règlement jugée à la fois progressive et soutenable pour les finances publiques.

Au sortir de la réunion, Ferdinand Massamba Wa Massamba a confirmé que les discussions avaient porté sur les modalités pratiques d’un éventuel paiement échelonné des créances sociales des ex-travailleurs.

« Le Gouvernement n’a pas oublié ces ex-travailleurs de la Gécamines. Il poursuit les efforts pour mobiliser les ressources nécessaires afin de résoudre cette situation », a déclaré le ministre de l’Emploi et du Travail.

D’après les chiffres avancés par les autorités, plus de 10 500 anciens agents restent concernés par ce dossier social, auquel s’ajoutent plusieurs dizaines de milliers de dépendants familiaux. Le ministère estime que plus de 50 000 personnes subissent indirectement les conséquences du non-paiement de ces droits sociaux.

Pour le gouvernement, cette situation dépasse désormais le simple cadre administratif ou budgétaire. Elle touche également à la question de la justice sociale et du respect des engagements pris envers des travailleurs ayant longtemps servi dans l’une des principales entreprises publiques du pays.

Le ministre de l’Emploi a précisé avoir été mandaté par la cheffe du gouvernement afin d’examiner, avec le ministère du Budget, les différentes possibilités techniques et financières susceptibles d’ouvrir la voie à un règlement progressif des créances.

Selon lui, Adolphe Muzito s’est engagé à analyser la faisabilité financière du dossier avant d’en référer à la hiérarchie gouvernementale, notamment à Judith Suminwa Tuluka, en vue de définir les prochaines étapes du processus.

Cette démarche s’inscrit également dans la vision sociale défendue par le président Félix Tshisekedi, ont rappelé les autorités, en référence au principe du « peuple d’abord » régulièrement invoqué par le chef de l’État dans les politiques publiques à caractère social.

Au-delà du symbole, le dossier des ex-agents de la Gécamines reste politiquement et socialement sensible. Depuis plusieurs années, les anciens travailleurs réclament le paiement de leurs droits sociaux accumulés après les restructurations de l’entreprise, dans un contexte marqué par les difficultés financières et les mutations du secteur minier congolais.

À travers cette concertation interministérielle, le gouvernement cherche désormais à construire une approche graduelle permettant d’apporter des réponses concrètes aux revendications des anciens agents, tout en préservant les équilibres budgétaires de l’État.

Infos27

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