Réunis à Vérone, dans le nord de l’Italie, des responsables politiques, universitaires et spécialistes des relations internationales ont présenté le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara comme l’unique solution réaliste, durable et conforme aux équilibres régionaux. En s’appuyant sur l’expérience italienne de gouvernance régionalisée, notamment le modèle sicilien, les intervenants ont estimé que l’initiative marocaine portée par Maroc consolide à la fois la souveraineté nationale, la stabilité sécuritaire et les perspectives de développement dans l’espace sahélo-saharien, tout en s’inscrivant dans le cadre défini par les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.
Le plan d’autonomie proposé par Maroc pour le Sahara s’impose désormais comme la solution la plus crédible et la plus stable pour résoudre ce différend régional, ont affirmé samedi à Vérone plusieurs experts marocains et italiens réunis lors d’une conférence consacrée aux modèles de gouvernance régionalisée et aux mécanismes d’autonomie territoriale.
Placée sous le thème « Autonomie et gouvernance régionalisée : Regards croisés sur l’expérience italienne et la perspective marocaine », cette rencontre a rassemblé des universitaires, des responsables politiques italiens ainsi que des représentants de la diaspora marocaine autour d’une réflexion axée sur les enjeux géopolitiques, institutionnels et sécuritaires liés au Sahara marocain.
Pour les intervenants, l’initiative d’autonomie proposée par Rabat dépasse aujourd’hui le seul cadre diplomatique pour devenir un véritable projet de stabilité et de développement économique à l’échelle régionale.
L’ONU et le « réalisme » de l’initiative marocaine
Parmi les principales voix intervenues au cours de cette conférence figure le sénateur italien Luigi Spagnolli, représentant de la région autonome du Trentin-Haut-Adige, qui a estimé que la dynamique diplomatique internationale évolue désormais clairement en faveur de l’option marocaine.
Selon lui, la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en octobre dernier, constitue aujourd’hui une référence politique et juridique majeure en consacrant l’approche marocaine fondée sur une solution politique réaliste, pragmatique et durable.
Le parlementaire italien a également établi un parallèle entre l’esprit du plan d’autonomie marocain et le modèle constitutionnel du Royaume, saluant une vision fondée sur l’unité dans la diversité.
En évoquant le préambule de la Constitution marocaine, Luigi Spagnolli a souligné la coexistence des affluents arabo-islamique, amazigh, saharo-hassani, africain et méditerranéen qui composent l’identité du Maroc, estimant que cette pluralité constitue un socle favorable à une gouvernance territoriale équilibrée.
Sicile et Sahara : la régionalisation comme facteur de stabilité
Le politologue italien Marco Baratto a, pour sa part, développé une comparaison entre le Statut spécial de la Sicile adopté en 1946 et le projet marocain d’autonomie pour le Sahara.
Selon lui, les deux expériences démontrent qu’il est possible de préserver l’unité nationale tout en accordant aux territoires concernés des mécanismes élargis de gouvernance locale et de gestion autonome.
Pour Marco Baratto, le développement économique enregistré dans les provinces du Sud du Maroc constitue aujourd’hui un levier de stabilité pour toute la région sahélo-saharienne, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, migratoires et économiques.
La spécialiste des relations internationales Yasmine El Hassnaoui a également défendu l’approche marocaine, estimant que le projet présenté par Rabat parvient à concilier souveraineté nationale et autogouvernance territoriale.
Elle a notamment mis en avant les investissements réalisés dans les infrastructures, les énergies renouvelables, les plateformes logistiques et les équipements structurants dans les provinces du Sud, considérant ces projets comme des indicateurs d’une transformation économique visible sur le terrain.
Les participants ont insisté sur le fait que la question du Sahara ne peut plus être abordée uniquement sous un angle politique, mais doit également être analysée à travers les impératifs de stabilité régionale, de développement économique et de lutte contre les menaces sécuritaires dans l’espace sahélo-saharien.
La rencontre de Vérone a ainsi permis de réaffirmer l’idée selon laquelle la légalité internationale s’oriente progressivement vers une solution politique réaliste et durable fondée sur l’autonomie sous souveraineté marocaine.
Infos27 avec MAP

