Après une tentative d’attaque perpétrée par la coalition M23-AFC soutenue par le Rwanda, par drones et missiles visant l’aéroport international de Bangoka, le chef d’état-major général des FARDC, le général Jules Banza, s’est rendu mardi dans la province de la Tshopo pour superviser le renforcement du dispositif militaire. Les autorités assurent que des mesures de sécurité supplémentaires ont été déployées autour des installations stratégiques de la ville, tandis que des enquêtes sont en cours pour identifier d’éventuels relais locaux impliqués dans cette opération qualifiée de sabotage.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé mardi le renforcement des mesures de sécurité autour de l’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, après une tentative d’attaque attribuée aux rebelles du M23 soutenus par le Rwanda.
Cette annonce intervient au lendemain de l’arrivée à Kisangani du chef d’état-major général des FARDC, le général Jules Banza, dépêché dans la province de la Tshopo pour évaluer la situation sécuritaire et inspecter les dispositifs militaires déployés dans cette partie du pays.
Selon des sources militaires, le général Jules Banza a tenu une réunion de sécurité avec le gouverneur de province, Paulin Lendongolia, ainsi qu’avec les membres du comité provincial de sécurité afin d’évaluer les risques sécuritaires après cette tentative de sabotage visant des installations stratégiques de la ville.
« Toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour faire face à toute nouvelle menace », a déclaré le sous-lieutenant Alex Nkarha à l’issue de cette réunion sécuritaire.
Une attaque visant des installations sensibles
D’après les autorités militaires, la tentative d’attaque est survenue dimanche et aurait ciblé les installations de l’aéroport international de Bangoka à l’aide de drones et de missiles.
Avant sa réunion avec les responsables sécuritaires provinciaux, le général Jules Banza s’est rendu sur les sites touchés afin d’inspecter les hangars ainsi que les équipements aériens visés lors de l’opération.
Pour les autorités congolaises, cette opération marque une nouvelle extension des menaces sécuritaires au-delà des zones traditionnelles de combats du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Kisangani sous vigilance militaire renforcée
Située à plusieurs centaines de kilomètres des principaux fronts actifs dans l’Est du pays, Kisangani apparaît désormais comme une zone stratégique placée sous haute surveillance militaire.
Les autorités sécuritaires congolaises redoutent notamment des opérations de sabotage ciblant les infrastructures militaires, logistiques et aéroportuaires utilisées dans les opérations des FARDC.
Des enquêtes ouvertes sur d’éventuelles complicités
Les autorités militaires ont également indiqué que des enquêtes étaient en cours afin d’identifier d’éventuels complices locaux susceptibles d’avoir facilité ou soutenu cette tentative d’attaque.
Selon des sources sécuritaires, les investigations portent notamment sur les circuits logistiques et les réseaux pouvant être liés à l’opération.
La question des infiltrations et des complicités internes demeure une préoccupation majeure pour les services de sécurité congolais depuis l’intensification des affrontements contre le M23-AFC dans l’Est du pays.
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