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10 juin, 2026 - 14:50:07
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Réforme de la Constitution : Patrick Muyaya appelle à dépersonnaliser le débat

Le gouvernement congolais se dit ouvert aux réflexions sur l’avenir institutionnel du pays et appelle à dépersonnaliser le débat sur une éventuelle révision de la Constitution. Réagissant à la récente prise de position de l’Église du Christ au Congo (ECC) en faveur d’un dialogue inclusif et apaisé, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a salué la contribution de l’Église protestante tout en rappelant que l’enjeu central demeure le renforcement de l’efficacité de l’État. Le porte-parole du gouvernement estime que les Congolais doivent pouvoir débattre librement de leur avenir sans que les discussions soient réduites à des considérations politiques ou personnelles.

Le gouvernement congolais a défendu le droit des Congolais à débattre librement de l’avenir institutionnel du pays, estimant que les discussions sur une éventuelle réforme constitutionnelle doivent se dérouler sans considérations partisanes. Cette position a été exprimée mardi 9 juin par le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, lors d’un briefing presse consacré à l’état des lieux des infrastructures en République démocratique du Congo.

Interrogé par Infos27 sur la déclaration récente de l’Église du Christ au Congo (ECC), qui préconise un dialogue inclusif et apaisé comme cadre de réflexion sur les questions institutionnelles, notamment la révision ou le changement de la Constitution, Patrick Muyaya a salué l’apport de l’Église protestante au débat public.

« J’ai vu surtout qu’il y a eu des réactions hostiles à l’Église du Christ au Congo parce qu’ils ont fait une déclaration », a-t-il observé, avant de souligner la pertinence de plusieurs aspects abordés par cette confession religieuse.

Une contribution jugée utile au débat national

Le porte-parole du gouvernement a particulièrement mis en avant l’engagement de l’ECC dans la sensibilisation communautaire, notamment dans le contexte de la lutte contre la maladie à virus Ebola.

« Je salue la pertinence de ce qui a été dit, surtout en ce qui concerne la mobilisation contre la maladie à virus Ebola. Nous sommes très engagés dans les travaux communautaires et c’est bienvenu que l’Église du Christ au Congo s’associe dans ce que nous faisons », a déclaré Patrick Muyaya.

Concernant la proposition de dialogue formulée par l’ECC, le ministre a rappelé que le président de la République avait déjà exprimé sa position et sa disponibilité sur la question.

« Le président de la République a déjà dit ce qu’il pensait de ce dialogue, il a déjà dit sa disponibilité. Il faut que ceux qui doivent venir à ce dialogue-là comprennent quels sont les impératifs de la patrie », a-t-il indiqué.

Dépersonnaliser le débat sur la Constitution

Patrick Muyaya a estimé que les discussions autour d’une éventuelle révision constitutionnelle ne devraient pas être réduites à des affrontements politiques ou à des considérations individuelles.

Selon lui, le débat doit être recentré sur les enjeux de gouvernance et d’efficacité de l’action publique.

« L’impératif principal, c’est comment nous rendons l’État plus efficace. C’est ça l’enjeu principal », a-t-il insisté.

Le ministre a également relevé que la question d’une réforme constitutionnelle n’avait pas encore fait l’objet d’un examen formel au sein du Conseil des ministres.

« Je pense même que sur les débats sur la Constitution, on n’en a pas encore formellement parlé en Conseil des ministres. C’est un débat qui fait cours et le moment venu, nous aurons l’occasion de nous étendre là-dessus dès qu’une option sera levée au niveau du gouvernement », a-t-il précisé.

La liberté de débattre de l’avenir du pays

Pour Patrick Muyaya, les citoyens congolais doivent conserver le droit de discuter librement des réformes susceptibles d’améliorer le fonctionnement des institutions.

« Les Congolais ont le droit de débattre de leur avenir », a-t-il affirmé, estimant que plusieurs dispositions de la Constitution peuvent légitimement faire l’objet d’une réflexion dans le cadre du fonctionnement de l’État.

Le porte-parole du gouvernement a par ailleurs critiqué les tentatives de personnalisation du débat, appelant les différents acteurs à privilégier l’intérêt général.

« Il faut dépersonnaliser les débats parce que c’est un débat qui nous concerne, nous tous. Il faut laisser aux Congolais la liberté d’un débat tel qu’ils le font », a-t-il déclaré.

Et de conclure : « Il ne faut pas que les uns et les autres viennent faire la politique politicienne lorsqu’on doit réfléchir sur ce que nous devons construire comme avenir avec un texte fondamental qui nous permette d’être plus efficaces à tous les niveaux. »

Infos27

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