La République démocratique du Congo accélère sa stratégie d’intégration commerciale régionale. Réunie mercredi à Kinshasa sous la présidence du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, la 6ᵉ session du Comité interministériel de pilotage du Projet de facilitation du commerce et intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL) a adopté un réajustement budgétaire de 17,5 millions de dollars américains pour 2026. Les participants ont également validé plusieurs orientations visant la modernisation des infrastructures frontalières, l’extension du projet vers de nouveaux corridors économiques et le renforcement de la gouvernance afin d’accélérer l’exécution des travaux dans les provinces concernées.
La 6ᵉ session du Comité interministériel de pilotage du Projet de facilitation du commerce et intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL) a adopté mercredi à Kinshasa une série de mesures destinées à renforcer les échanges commerciaux entre la République démocratique du Congo et les pays voisins, notamment à travers les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Présidée par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, également président du Comité de pilotage, la réunion a connu la participation du ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, ainsi que de la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombaye Kalama.
Un budget réajusté à 17,5 millions USD
Parmi les principales décisions adoptées figure le réajustement du budget 2026 du projet à hauteur de 17,5 millions de dollars américains. Les membres du Comité ont également validé le renforcement de la gouvernance du programme afin d’accélérer l’exécution des travaux sur le terrain et d’améliorer le suivi des différentes composantes du projet.
Les participants ont, en outre, approuvé l’expansion du PFCIGL vers les corridors stratégiques de Lobito et de Banana, avec une orientation axée sur le développement de corridors industriels destinés à soutenir la transformation économique et l’intégration régionale.
Malgré le contexte sécuritaire difficile dans certaines parties de l’Est du pays, le Comité a décidé de maintenir l’ensemble des projets programmés dans les zones actuellement sous occupation, leur mise en œuvre devant intervenir dès le retour de conditions favorables à la paix et à la stabilité.
Des recommandations adressées à la Banque mondiale
Les travaux ont également permis de formuler plusieurs recommandations à l’endroit de la Banque mondiale, principal partenaire financier du projet.
Les membres du Comité ont notamment plaidé pour l’intégration du projet de corridor vert dans l’espace du Grand Équateur ainsi que pour la construction et la digitalisation des postes frontaliers à arrêt unique dans la province du Haut-Uélé.
Ces infrastructures sont considérées comme des outils essentiels pour fluidifier les échanges commerciaux, réduire les coûts des transactions et renforcer la compétitivité des opérateurs économiques le long des frontières congolaises.
Le RECOS au cœur des priorités
Au cours de la session, le ministre du Commerce extérieur a également insisté sur la nécessité de rendre pleinement opérationnel le Régime commercial simplifié (RECOS) entre la RDC et le Burundi, avant son extension et sa consolidation avec l’Ouganda.
Selon Julien Paluku Kahongya, ce mécanisme constitue un instrument important pour faciliter les activités des petits commerçants transfrontaliers et améliorer les conditions économiques des populations vivant dans les zones frontalières.
Le coordonnateur du PFCIGL, Thierry Kayembe, a pour sa part présenté l’état d’avancement du projet et les perspectives d’exécution des activités prévues dans les différentes provinces concernées.
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