Les États-Unis ont adressé un nouveau signal de soutien aux efforts diplomatiques engagés entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. À l’issue de la sixième session du Comité conjoint de supervision des Accords de Washington, organisée cette semaine à Londres, Washington a salué la volonté des deux gouvernements de privilégier un règlement pacifique de leurs différends. L’administration américaine appelle désormais les parties à traduire ces engagements en actes, notamment à travers la mise en œuvre intégrale des accords conclus, la poursuite du processus de Doha et le renforcement des mesures de confiance, jugés indispensables pour une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Les États-Unis ont salué jeudi l’engagement des gouvernements de la République démocratique du Congo et du Rwanda en faveur d’un règlement pacifique des tensions qui les opposent, tout en les exhortant à poursuivre la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre des Accords de Washington et du processus de Doha, selon une déclaration publiée sur le compte X du conseiller principal américain pour l’arbitrage et les affaires africaines.
Cette déclaration intervient à l’issue de la sixième session du Comité conjoint de supervision (JOC) de l’accord de paix conclu le 27 juin 2025, organisée cette semaine à Londres avec la participation de plusieurs partenaires internationaux.
Dans son message, le responsable américain a mis en avant les progrès enregistrés dans les relations entre Kinshasa et Kigali grâce aux mécanismes diplomatiques engagés depuis plusieurs mois.
« Les États-Unis saluent l’engagement constant des gouvernements de la République démocratique du Congo et du Rwanda en faveur du règlement pacifique des tensions et des différends de longue date », a-t-il déclaré.
Washington a également invité les deux pays à préserver l’élan créé par les discussions en cours afin de consolider les acquis obtenus.
« Nous exhortons toutes les parties à maintenir la dynamique et à mettre pleinement en œuvre les Accords de Washington », a poursuivi le responsable américain, rappelant les engagements souscrits par les deux États.
Selon cette déclaration, les États-Unis attendent notamment du Rwanda le retrait intégral et sans délai de ses forces de l’est de la RDC, tandis que Kinshasa est appelé à poursuivre les opérations de neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), conformément aux dispositions convenues.
Le processus de Doha réaffirmé
Cette prise de position intervient au lendemain de la sixième réunion du Comité mixte de surveillance (CMS), tenue mercredi à Londres en présence des États-Unis, du Qatar, du Togo en qualité de médiateur de l’Union africaine et de la Commission de l’Union africaine.
Au terme de cette rencontre, la RDC et le Rwanda ont renouvelé leur engagement à soutenir les initiatives diplomatiques destinées à restaurer une paix durable dans l’est de la RDC.
Les deux délégations se sont engagées à poursuivre leur appui aux négociations entre Kinshasa et l’AFC/M23 dans le cadre du processus de Doha et à renforcer les mesures de confiance mutuelle.
Elles ont également convenu de « s’abstenir de toute action ou rhétorique hostile, en particulier d’attaques politiques ou d’un langage susceptible de compromettre ou de compliquer la pleine mise en œuvre des Accords de Washington », selon le communiqué final.
Les partenaires internationaux mobilisés
Les États-Unis ont aussi salué le rôle joué par le Qatar, l’Union africaine ainsi que les autres partenaires régionaux et internationaux dans l’accompagnement du processus de paix.
« Nous reconnaissons et apprécions également les contributions importantes de l’État du Qatar, de l’Union africaine et des autres partenaires internationaux et régionaux qui soutiennent le processus de mise en œuvre et font progresser le dialogue entre les parties », indique la déclaration américaine.
Washington estime qu’un engagement constant, l’instauration de mesures de confiance et le respect scrupuleux des engagements pris demeurent les principales garanties d’une paix durable, de la stabilité et de la prospérité dans la région des Grands Lacs.
Malgré ces avancées diplomatiques, les membres du Comité mixte de surveillance ont fait part de leur vive préoccupation face à la persistance des affrontements dans l’est de la RDC, aux conséquences humanitaires du conflit et aux répercussions des violences sur la mise en œuvre du cessez-le-feu.
Les participants ont ainsi réaffirmé la nécessité de poursuivre les efforts diplomatiques afin de rapprocher les engagements politiques de la réalité sur le terrain, la prochaine réunion du Comité mixte de coordination et de médiation étant annoncée dans les quinze prochains jours pour évaluer les progrès accomplis.
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