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2 juillet, 2026 - 19:51:29
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Kabila, l’homme qui a livré l’Est [Tribune d’Henry Mutombo] 

66 ans après le 30 juin 1960, un ancien Président est retourné s’asseoir là où l’État a été chassé.

Goma. Janvier 2025 : l’AFC/M23 prend la ville. Mai 2025 : Kabila y apparaît. Le symbole est complet.

1. Dix-huit ans pour mettre l’État en ruine à l’Est

De 2001 à 2019, il a eu le temps de tout chambouler. Le résultat est macabre : une armée de carton, que le Président de la République avait qualifiée, non sans raison, de l’armée des clochards, des généraux affairistes, des territoires entiers laissés aux groupes armés. On appelait ça « gouverner ». L’Est et tous les autres Congolais appellent ça « abandon ». C’est cet abandon que l’AFC/M23 est venu ramasser de 2022 à 2025, jusqu’à ce jour.

2. Le rapport ONU du 1er juillet 2026 nous livre un scandale assourdissant

Les experts parlent de convergence entre Kabila et l’AFC/M23. Ce qui traduit : des déplacements en zone rebelle, des rencontres avec les cadres du mouvement, la plateforme « Sauvons la RDC », dont les appels vont dans le même sens que la rébellion. L’objectif noté par l’ONU : faire croire à une crise « interne » et cacher l’implication du Rwanda.

3. Sanctions. Procès. Condamnation.

Le 30 avril 2026 : Washington gèle ses avoirs, pour le motif qu’on connaissait déjà, son soutien financier à l’AFC/M23, l’incitation à la défection de l’armée loyaliste en faveur de la rébellion. Le 30 septembre 2025 : Kinshasa le condamne à mort par contumace pour « trahison, participation à une insurrection, occupation de Goma ».

Quand l’ONU, les USA et ta propre justice disent la même chose, ce n’est plus une opinion, c’est un dossier historique qui éclabousse la mémoire nationale et africaine.

4. 2013 était un mensonge et une farce

On a fêté la « défaite du M23 » sous Kabila. En 2025, le même M23, pointé par l’ONU comme soutenu par le Rwanda, tient Goma et Bukavu. Les victoires d’hier n’étaient qu’une trêve achetée. Nos compatriotes et la nation tout entière paient l’addition aujourd’hui.

5. C64 et le silence qui trahit

Corneille Nangaa porte la C64 comme bras politique de l’AFC/M23. Plusieurs observateurs placent Kabila dans cette orbite. Mais on ne l’affiche pas. Pourquoi ? Parce que l’image est trop lourde :

Un ex-Président de la République collé à une rébellion que tous les Congolais rejettent en masse.

L’Histoire retient que le Congo n’a pas été banalisé par hasard. Ça avait été fait par choix. Ça n’a pas été une improvisation, c’était une planification. Dix-huit ans d’un pouvoir qui a traité l’État comme un fonds de commerce, jusqu’à ce qu’un ancien Chef d’État se retrouve accusé de proximité avec ceux qui tirent sur nos soldats, tuent nos compatriotes, violent nos mères et sœurs et pillent dans le sang nos minerais pour d’autres peuples. L’objectif ultime : démanteler la mère patrie.

Les Congolais ont compris. Ils ne suivront jamais ceux qui veulent brûler les institutions pour revenir par la fenêtre de la rébellion.

Le passage de Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo restera une page honteuse, une tache qui nous rappellera qu’il était et est encore une chauve-souris qui a souillé l’âme de la République. L’Est de la RDC est encore ensanglanté et ce sang crie un seul nom : Kabila le traître.

Henry MUTOMBO MIKENYI

Écrivain et chercheur en fiscalité.

Homme politique.

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