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Kinshasa
13 juillet, 2026 - 23:07:54
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Affaire du sit-in de l’opposition : l’UDPS/Tshisekedi rejette les accusations de Human Rights Watch

Le rapport de Human Rights Watch sur les violences ayant entouré le sit-in de l’opposition du 12 juin à Kinshasa suscite une vive réaction de l’UDPS/Tshisekedi. Dans un communiqué signé par son président intérimaire, Augustin Kabuya, le parti présidentiel conteste les conclusions de l’ONG, dénonce une enquête menée sans contradictoire et invite la justice à établir les responsabilités sur la base de preuves.

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) rejette les accusations formulées par Human Rights Watch (HRW) dans son rapport du 9 juillet mettant en cause des membres présumés de la Force du Progrès dans les incidents survenus lors du sit-in de l’opposition du 12 juin dernier à Kinshasa. Dans un communiqué signé le 12 juillet par son président intérimaire, Augustin Kabuya, le parti présidentiel réfute toute implication dans ces violences et appelle la justice à établir les responsabilités sur la base de preuves.

Cette réaction intervient quelques jours après la publication du rapport de l’organisation internationale de défense des droits humains, qui évoque la participation présumée de membres de la Force du Progrès aux violences enregistrées en marge de cette manifestation organisée par l’opposition.

Une enquête sans contradictoire

Dans son communiqué, l’UDPS critique la méthodologie employée par Human Rights Watch. Le parti estime que les conclusions de l’ONG reposent principalement sur des témoignages recueillis auprès de responsables de l’opposition, sans qu’une démarche contradictoire ait été menée auprès de ses dirigeants.
Selon l’UDPS, le directeur exécutif de Human Rights Watch, présent à Kinshasa dans le cadre de cette enquête, aurait rencontré plusieurs acteurs politiques ainsi que des membres du gouvernement, mais n’aurait jamais sollicité la version du parti présidentiel.

Pour cette formation politique, cette absence de consultation constitue une « insuffisance manifeste » de nature à remettre en cause l’équilibre et l’impartialité des conclusions présentées dans le rapport.
Sur le fond, l’UDPS affirme que la Force du Progrès est une structure de mobilisation citoyenne relevant de sa Ligue des jeunes et non une organisation destinée à mener des actions violentes.

Le parti rejette catégoriquement toute responsabilité dans les actes reprochés aux sept personnes mentionnées dans le rapport de Human Rights Watch et soutient qu’aucun élément ne démontre qu’elles auraient agi sur instruction de ses dirigeants.

L’UDPS considère qu’attribuer au parti les agissements d’individus qui auraient utilisé abusivement l’identité de la Force du Progrès porterait atteinte à sa réputation.

La justice appelée à établir les responsabilités

Le parti rappelle que cette affaire fait déjà l’objet d’une procédure devant le Parquet général près la Cour de cassation, saisi d’une plainte déposée le 22 juin. Il invite Human Rights Watch à transmettre à la justice congolaise les éléments d’identification des sept personnes citées dans son rapport afin de permettre aux magistrats de vérifier les faits.

Tout en réaffirmant son attachement aux droits humains et à un dialogue « objectif, impartial et contradictoire », l’UDPS prévient qu’elle se réserve le droit d’engager des poursuites contre toute personne ou organisation qui maintiendrait, selon elle, des accusations « inexactes, non vérifiées ou diffamatoires ».

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