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16 juillet, 2026 - 19:09:32
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Edito | La nouvelle trajectoire congolaise

Le rendez-vous du 22 juillet au Conseil de sécurité des Nations unies marque un tournant. Pour la première fois, la République démocratique du Congo préside cette instance au moment où la guerre dans l’Est s’impose parmi les grands enjeux de sécurité internationale. Ce symbole est fort. La RDC n’est plus seulement le théâtre d’une crise. Elle entend désormais peser sur les réponses.

Pendant longtemps, le récit du conflit congolais a été confisqué. Les responsabilités étaient diluées. Les victimes restaient sans voix. Cette époque s’efface. Les rapports des experts des Nations unies, les enquêtes d’organisations internationales et les avancées diplomatiques convergent désormais vers un constat : la crise dans l’Est ne peut être dissociée de l’implication du Rwanda et de ses relais armés.

Sur ce terrain, la diplomatie congolaise a marqué des points. En portant sans relâche ce dossier devant les instances internationales, Félix Tshisekedi a contribué à faire évoluer le regard de la communauté internationale. Les Accords de Washington, les résolutions onusiennes, les sanctions ciblées et la pression diplomatique accrue traduisent une évolution qui replace la souveraineté congolaise au cœur des débats.

Cette avancée n’exonère pas le pays de ses responsabilités. La paix ne se décrète pas. Elle se construit. Elle repose sur une armée renforcée, des institutions crédibles, une gouvernance efficace et des infrastructures capables de soutenir la croissance. Les investissements engagés, la montée en puissance des FARDC et le retour de la RDC sur la scène diplomatique participent de cette même ambition : préparer l’après-guerre.

Réduire aujourd’hui le débat national à des querelles politiques serait une erreur de perspective. L’urgence reste la défense de l’intégrité territoriale. La reconstruction dépendra aussi de la capacité des partenaires internationaux à transformer leurs engagements en actes.

Le 22 juillet sera donc plus qu’une présidence protocolaire. Ce sera un test de crédibilité pour tous les acteurs des processus de paix. Le Congo a fait entendre sa voix. Il appartient désormais à la communauté internationale de démontrer que le droit international ne s’arrête pas aux déclarations. C’est à cette condition que la nouvelle trajectoire congolaise pourra durablement conduire le pays vers la paix et le développement.

Infos27

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