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Kinshasa
21 juillet, 2026 - 10:41:38
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Dialogue politique : « priorité à la sécurité et à l’unité, sans interdire le débat constitutionnel » (Olivier Katuala)

Au moment où l’opposition tente d’imposer ses propres lignes rouges au dialogue annoncé par Félix Tshisekedi, Olivier Kasanda Katuala défend une tout autre hiérarchie des priorités. Pour le député national élu de Kinshasa/Lukunga, le véritable enjeu n’est ni le référendum ni la révision constitutionnelle, mais la capacité des Congolais à faire front commun face à la guerre qui déchire l’Est du pays. Le dialogue, soutient-il, ne peut être un espace où chaque acteur dicte ses conditions : il doit d’abord servir la sécurité, restaurer l’unité nationale et consolider la souveraineté de la République. Une fois ces fondements posés, aucun débat, y compris sur les réformes institutionnelles ou constitutionnelles, ne devrait être frappé d’interdit. Car, selon lui, dans une démocratie, c’est au peuple, à travers les mécanismes prévus par la Constitution et les institutions de la République, qu’il revient de trancher ces questions, et non à une minorité politique d’en proscrire par avance la discussion.

Alors que la Coalition Article 64 (C64) maintient la pression sur le pouvoir en multipliant les déclarations et les appels à la mobilisation, le député national Olivier Kasanda Katuala défend une tout autre lecture de la séquence politique. Élu de Kinshasa/Lukunga et membre de la plateforme PEP-AAAP, il considère le dialogue annoncé par le président Félix Tshisekedi comme une initiative à la fois légitime et nécessaire, à condition qu’il demeure encadré par les orientations fixées par le chef de l’État et qu’il réponde avant tout à l’urgence sécuritaire qui frappe la République démocratique du Congo.

« Le dialogue politique envisagé ne doit pas être un forum où chacun vient dicter ses conditions, mais un cadre structuré permettant de fédérer toutes les forces vives de la nation, y compris la société civile, autour des voies et moyens concrets pour mettre fin à l’agression que subit notre pays à l’Est », affirme le parlementaire. À ses yeux, la sécurisation du territoire national doit constituer la priorité absolue des futures concertations. Les autres questions, y compris les réformes institutionnelles, ne sauraient être abordées qu’une fois cet impératif pris en compte.

Pour Olivier Kasanda Katuala, l’enjeu dépasse le seul règlement de la crise sécuritaire. Le dialogue doit aussi contribuer à restaurer une cohésion nationale mise à rude épreuve par le conflit. « Sans unité, nous ne pourrons ni défendre efficacement notre souveraineté ni construire un avenir stable. Le dialogue politique annoncé doit donc viser à rassembler, et non à diviser davantage », soutient-il.

Le député fixe également une ligne de démarcation sur les participants à ces assises. Selon lui, les auteurs de la lutte armée contre la République ou les acteurs considérés comme des relais de l’agression rwandaise ne peuvent être associés à un processus destiné à renforcer l’unité nationale. « On ne peut prétendre défendre la nation tout en acceptant à la table de discussion ceux qui ont choisi de la fragiliser aux côtés de forces extérieures. C’est une ligne rouge que le Président de la République a le devoir de maintenir », estime-t-il.

Sur le débat constitutionnel, l’élu de Lukunga se démarque des positions défendues par une partie de l’opposition. Sans faire des réformes institutionnelles la priorité du moment, il refuse qu’elles soient soustraites au débat public. « Il est nécessaire d’engager une discussion sereine sur les réformes institutionnelles en cours. Cependant, on observe chez certains acteurs, notamment ceux qui se réclament de l’article 64, une opposition systématique à toute évocation de ce sujet. Cette posture semble guidée par la crainte que le peuple souverain, s’il était consulté, ne se prononce favorablement sur ces réformes. Or, dans une démocratie mature, le peuple reste le seul dépositaire de la légitimité. Lui refuser le droit de débattre et de décider n’est pas une position défendable », analyse-t-il.

Le parlementaire rappelle enfin que toute évolution institutionnelle devra suivre le chemin prévu par les textes. « Toutes les recommandations issues du dialogue politique envisagé qui nécessiteront une traduction législative ou constitutionnelle passeront obligatoirement par l’Assemblée nationale. C’est là que se jouera la concrétisation des engagements », souligne-t-il.

En conclusion, Olivier Kasanda Katuala appelle à dépasser les logiques de confrontation pour privilégier l’intérêt supérieur de la nation. « Ce n’est ni le moment des ultimatums ni celui des manœuvres de positionnement. C’est le moment de placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de tout calcul partisan. La sécurité du pays et l’unité des Congolais doivent constituer le cœur de ce processus. Tout le reste en découlera », conclut-il.

À travers cette prise de position, le député exprime une ligne défendue au sein de la plateforme PEP-AAAP : un dialogue politique conduit sous l’autorité du président de la République, centré sur la restauration de la sécurité, la consolidation de l’unité nationale et le respect du cadre institutionnel, sans exclure par principe le débat sur les réformes constitutionnelles.

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