Un incendie s’est déclaré dimanche 26 juillet au centre de santé de la prison centrale de Kasapa, à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Le sinistre, qui n’a fait aucune victime humaine, a toutefois causé d’importants dégâts matériels, affectant plusieurs installations médicales de cet établissement pénitentiaire.
Le centre de santé de la prison centrale de Kasapa, à Lubumbashi, a été frappé par un incendie dimanche 26 juillet. Selon un communiqué du ministère de la Justice et Garde des Sceaux, aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée, mais les dégâts matériels sont considérables.
Le feu s’est déclaré dans le bloc réservé aux malades de cette maison carcérale qui accueille plus de 300 détenus, d’après une alerte de l’ONG Justicia ASBL. Les autorités assurent qu’aucun décès, blessure ou cas d’évasion n’a été signalé après le sinistre.
Les flammes ont néanmoins détruit plusieurs infrastructures essentielles du centre médical. La pharmacie, les salles de consultation et d’hospitalisation, le bureau du médecin-directeur, des équipements médicaux ainsi que des archives ont été réduits en cendres.
Une enquête ouverte pour déterminer les causes
D’après le ministère de la Justice, l’origine de l’incendie serait liée à un problème d’ordre électrique. Les éléments de la brigade anti-incendie de la mairie de Lubumbashi sont intervenus pour maîtriser le feu, tandis que les services de sécurité ont renforcé le dispositif de surveillance autour de la prison afin de prévenir d’éventuels incidents.
Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances exactes de ce sinistre. Il a également annoncé des mesures pour assurer la continuité des soins en faveur des détenus et réhabiliter les parties endommagées.
Un établissement déjà marqué par plusieurs incendies
Cet incendie vient s’ajouter à une série de sinistres ayant touché la prison centrale de Kasapa ces dernières années. En janvier 2026, un autre incendie avait déjà ravagé le centre de santé de l’établissement, détruisant notamment la chambre des malades, la pharmacie, le bureau du médecin-directeur et la salle d’attente.
Six ans auparavant, un incendie de grande ampleur avait également consumé quatre des huit pavillons de cette prison. Un drame intervenu dans un contexte marqué par une forte surpopulation carcérale et des conditions de détention régulièrement dénoncées.
Patient Mubiayi, correspondant à Lubumbashi

