Face aux risques persistants liés aux maladies évitables par la vaccination, les autorités sanitaires du Nord-Kivu lancent une vaste campagne couplée de vaccination destinée à protéger les enfants de la province. L’opération, prévue du 5 au 9 août 2026, vise à atteindre près de cinq millions d’enfants.
Les enfants du Nord-Kivu seront au cœur d’une nouvelle offensive sanitaire. Les autorités provinciales ont annoncé, mardi 4 août, le lancement officiel d’une campagne intégrée de vaccination contre la rougeole, la rubéole et la poliomyélite. Prévue du 5 au 9 août 2026, cette initiative ambitionne de renforcer l’immunité des enfants et de limiter la propagation de ces maladies qui continuent de représenter une menace pour la santé publique.
L’opération concerne deux groupes d’âge distincts : les enfants âgés de 0 à 59 mois pour le vaccin oral contre la poliomyélite, ainsi que ceux de 6 mois à 14 ans pour les vaccins injectables contre la rougeole et la rubéole.
Pour faciliter l’accès aux services de vaccination, des équipes seront déployées dans plusieurs points fixes installés au sein des quartiers, avenues et villages. Cette stratégie vise à rapprocher les vaccinateurs des communautés et à garantir une participation massive des familles.
Lors d’un échange avec les médias organisé vendredi à Beni, Désiré Buyana Sati, président de la Communication des risques et de l’engagement communautaire (CREC), a insisté sur l’importance de cette campagne pour l’avenir du pays.
« L’avenir du pays repose sur ses enfants. C’est pourquoi le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, organise cette campagne couplée afin de mieux les protéger », a-t-il déclaré.
De son côté, la coordonnatrice provinciale de la santé, Prisca Kamala Luanda, a alerté sur les conséquences graves de ces maladies. Elle a rappelé que la poliomyélite peut provoquer des paralysies irréversibles, tandis que la rougeole et la rubéole, hautement contagieuses, peuvent entraîner de lourdes complications, particulièrement chez les enfants vulnérables.
Elle a appelé les parents, les chefs communautaires et les responsables religieux à s’impliquer dans la sensibilisation, tout en invitant la population à ne pas céder aux fausses informations susceptibles de freiner l’adhésion à la vaccination.
Dans une province encore marquée par l’insécurité et les déplacements de populations, cette campagne apparaît comme une réponse essentielle pour réduire les décès évitables chez les enfants et renforcer la capacité des communautés à faire face aux crises sanitaires.
Les autorités sanitaires du Nord-Kivu exhortent ainsi chaque famille à participer activement à cette opération afin qu’aucun enfant ne soit laissé sans protection.
Justin Mupanya, correspondant au Nord-Kivu

