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Kinshasa
6 novembre, 2026 - 14:12:00
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Ebola : un bateau sous traçage place Kinshasa face au défi de la prévention

L’arrivée, mercredi 5 août avant-midi, au port de Maluku à Kinshasa, d’un bateau transportant près de 200 passagers et placé sous traçage sanitaire après un décès suspect de maladie à virus Ebola fait monter le niveau d’alerte en République démocratique du Congo. Escorté par la Force navale et accueilli par un important dispositif sanitaire appuyé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le bâtiment rappelle que la capitale n’est plus à l’écart du risque, dans un contexte marqué par l’intensification des déplacements fluviaux. Cette situation intervient alors que le directeur général d’Africa CDC, le Dr Jean Kaseya, qualifie la dynamique actuelle de l’épidémie de « trajectoire inacceptable » et plaide pour un renforcement immédiat de la riposte face à une propagation favorisée par la mobilité des populations.

L’alerte Ebola prend une nouvelle dimension en République démocratique du Congo. L’arrivée, mercredi 5 août avant-midi, au port de Maluku, d’un bateau faisant l’objet d’une opération de traçage sanitaire après un décès suspect de maladie à virus Ebola démontre que le risque ne se limite plus aux foyers actifs de l’Ituri et de la Tshopo. Sans confirmer un cas dans la capitale, cet épisode impose un renforcement immédiat de la surveillance aux principales portes d’entrée du pays et rappelle que Kinshasa n’est plus à l’abri.

Transportant près de 200 passagers, le bateau a été escorté par la Force navale jusqu’à son accostage. À son arrivée, les autorités ont déployé un important dispositif composé de tentes destinées au triage, à l’isolement éventuel des voyageurs, d’équipes sanitaires, de policiers chargés de sécuriser le site ainsi que de spécialistes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’agence onusienne indique avoir renforcé, aux côtés du ministère de la Santé, les capacités de préparation au point d’entrée de Maluku « en vue d’une éventuelle riposte » au virus Bundibugyo.

Cette opération découle des investigations engagées autour d’un décès lié à Ebola survenu à bord d’un bateau ayant quitté Kisangani entre le 19 et le 21 juillet.

Les déplacements deviennent le principal défi

Le dernier rapport du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), arrêté au 3 août, recommande d’assurer « la traçabilité d’un décès MVE survenu sur un bateau parti de Kisangani entre le 19 et le 21 juillet ». Le document ne précise ni l’identité du bateau, ni son itinéraire complet, mais fait également état de la « résistance persistante des contacts à haut risque » dans un autre foyer à Kabondo ainsi que d’une pré-rupture d’équipements de protection individuelle et d’intrants de laboratoire.

Ces éléments traduisent les difficultés auxquelles la riposte reste confrontée. Au-delà de la prise en charge médicale, les autorités sanitaires identifient désormais la mobilité des populations, le transport fluvial et les échanges transfrontaliers comme les principaux facteurs susceptibles d’accélérer la propagation de l’épidémie.

L’arrivée du bateau à Maluku illustre précisément cette menace. Les voies fluviales reliant Kisangani à Kinshasa constituent des axes de circulation permanents pour les voyageurs et les marchandises. Dans un tel contexte, chaque déplacement exige un suivi rigoureux afin d’empêcher qu’une personne exposée au virus ne contribue, à son insu, à ouvrir une nouvelle chaîne de transmission.

Jean Kaseya lance un avertissement sans équivoque

Cette évolution intervient alors que le directeur général d’Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC), le Dr Jean Kaseya, effectue une mission d’évaluation Ã