84.76 F
Kinshasa
8 août, 2026 - 00:34:06
Image default
ÉconomieFlash InfosLa unePolitique

RDC : le Gouvernement dément la présence d’uranium dans les exportations de cobalt et lance des vérifications

Face aux allégations faisant état de traces d’uranium dans certaines exportations d’hydroxydes de cobalt, le Gouvernement de la République démocratique du Congo rétablit les faits et annonce une série de mesures destinées à renforcer la crédibilité de sa chaîne d’approvisionnement. Kinshasa affirme que les analyses disponibles ne corroborent pas les tendances avancées et engage une vérification indépendante, associée à un dispositif de transparence et de coopération internationale.

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a rejeté les allégations relatives à la présence d’uranium dans certaines exportations d’hydroxydes de cobalt et annoncé un ensemble de mesures destinées à consolider la fiabilité de la chaîne d’approvisionnement minière, selon un communiqué publié jeudi par le ministère de la Communication et Médias.

Les autorités indiquent avoir pris connaissance d’une étude publiée le 30 juillet 2026 par la revue Nature Communications ainsi que des reportages internationaux qui en ont découlé. Estimant que cette controverse nécessite des clarifications scientifiques, le Gouvernement affirme vouloir replacer le débat dans son contexte géologique et technique.

« La présence naturelle d’uranium dans les gisements cuprifères et cobaltifères des provinces du Lualaba et du Haut-Katanga est un fait naturel géologiquement établi », précise le communiqué. Le texte souligne que cette réalité ne constitue ni une anomalie, ni le résultat d’une démarche intentionnelle, ni une violation des engagements internationaux de la RDC.

Le Gouvernement soutient également que les analyses de composition des produits miniers destinés à l’exportation ne confirment pas les conclusions avancées par l’étude. « L’analyse de composition minérale de nos produits miniers marchands à l’exportation ne corrobore pas les tendances présentées », indique le communiqué.

Les autorités rappellent qu’en application des pratiques de garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), les traces d’uranium éventuellement présentes dans un minerai ou un concentré de cobalt ne sont pas comptabilisées au titre de matières nucléaires lorsqu’elles sont naturellement associées au minerai brut.

Le Gouvernement estime en outre que l’étude contestée repose sur une modélisation et non sur des mesures directes réalisées sur les cargaisons exportées, ce qui justifie, selon lui, une vérification scientifique contradictoire.

Une feuille de route pour restaurer la confiance

Afin de lever toute ambiguïté, Kinshasa va lancer une campagne de vérification analytique portant sur un échantillonnage représentatif des exportations d’hydroxydes de cobalt. Les analyses vont être confiées à un laboratoire national ainsi qu’à un laboratoire international accrédité.

Le Gouvernement va également mettre en place un groupe de travail interministériel chargé d’établir les faits, d’évaluer les risques sanitaires et environnementaux et de proposer les mesures appropriées. Son rapport est attendu dans un délai de soixante jours.

Parallèlement, des consultations vont être engagées avec l’AIEA afin d’obtenir un appui technique complémentaire. Les autorités assurent que les résultats des investigations seront rendus publics, quels qu’ils soient.

Réaffirmant sa souveraineté sur ses ressources naturelles, le Gouvernement insiste sur le fait que « le cobalt congolais continuera à être extrait et exporté dans le respect des normes d’éthique, environnementales et sécuritaires les plus strictes, selon les standards internationaux établis ».

Pour rappel, la controverse est née après la publication, le 30 juillet 2026, d’une étude de la revue scientifique Nature Communications évoquant la présence de traces d’uranium dans certaines exportations congolaises d’hydroxydes de cobalt. Ces conclusions, largement relayées par plusieurs médias internationaux, interviennent alors que la RDC demeure le premier producteur mondial de cobalt, un minerai stratégique pour la transition énergétique et la fabrication des batteries destinées aux véhicules électriques.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus