Le futur Cadre de partenariat pays (CPF) entre la République démocratique du Congo et la Banque mondiale pourrait mobiliser jusqu’à 11 milliards de dollars sur dix ans pour financer des infrastructures stratégiques. Le sénateur Jean Bamanisa estime que cette enveloppe, encore en préparation, constitue un levier de transformation nationale destiné à améliorer la connectivité, attirer les investissements privés et accélérer l’intégration économique du pays.
Le futur partenariat entre la République démocratique du Congo et la Banque mondiale est appelé à constituer l’un des principaux leviers de financement des infrastructures au cours de la prochaine décennie. Selon le sénateur Jean Bamanisa, le Cadre de partenariat pays (CPF) en préparation pourrait mobiliser jusqu’à 11 milliards de dollars américains afin de soutenir des projets structurants dans les secteurs des routes, des chemins de fer, de l’énergie et des corridors économiques.
Intervenant lundi à Kinshasa, l’élu a présenté cette initiative comme un investissement de transformation nationale destiné à renforcer l’intégration économique du pays.
« Le financement de la Banque mondiale constitue un investissement de transformation nationale, un partenariat décennal susceptible de contribuer à la transformation nationale et au renforcement de l’intégration économique du pays, conformément au Cadre de partenariat pays », a-t-il déclaré.
Un levier pour attirer les capitaux privés
Selon Jean Bamanisa, l’enjeu dépasse le seul volume des financements envisagés.
« De Kinshasa à Lobito, d’Inga à Bukavu, la Banque mondiale prépare avec la RDC un partenariat décennal qui pourrait mobiliser jusqu’à 11 milliards de dollars pour changer le visage du pays », a-t-il affirmé.
Le sénateur a expliqué que cette enveloppe, évaluée à environ 1,1 milliard de dollars par an, est appelée à servir de catalyseur afin d’attirer des investissements privés largement supérieurs aux financements publics.
« Le chiffre le plus intéressant n’est peut-être pas 11. C’est 30 : l’ambition est de faire des financements de la Banque mondiale un levier capable d’attirer plusieurs fois leur montant en capitaux privés », a-t-il ajouté.
Selon lui, cette stratégie est appelée à favoriser la modernisation des infrastructures, la réduction des coûts logistiques et le développement des échanges économiques entre les différentes provinces.
Des projets déjà identifiés sur les corridors
Jean Bamanisa a toutefois précisé que les 11 milliards de dollars correspondent à une capacité de mobilisation envisagée dans le cadre du futur partenariat et non à une enveloppe déjà disponible ou affectée à des projets définitivement arrêtés.
Il a rappelé que les consultations relatives au nouveau Cadre de partenariat pays sont toujours en cours.
Le sénateur a néanmoins cité plusieurs projets déjà structurés autour des corridors économiques, notamment sur l’axe Centre-Est reliant Mbuji-Mayi à Bukavu.
Selon lui, 280 kilomètres de routes sont prévus entre Mbuji-Mayi, Kabinda et Mbanga, tandis que 206 kilomètres supplémentaires font déjà l’objet de contrats entre Mbanga et la rivière Lualaba.
« Voilà le chiffre qu’il faut retenir : 480 kilomètres de travaux identifiés dans la séquence actuelle, contre environ 1.020 kilomètres correspondant à l’ordre de grandeur de l’axe étudié jusqu’à Bukavu », a-t-il expliqué.
Il a toutefois insisté sur le fait qu’aucun chiffre officiel consolidé ne permet, à ce stade, de déterminer le linéaire total de routes ou de voies ferrées qui sera réalisé dans le cadre du CPF 2026-2036.
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