La République démocratique du Congo a enregistré des avancées significatives en matière de transparence budgétaire, selon un rapport du Département d’État américain ayant évalué la gestion des finances publiques dans plus d’une centaine de pays. Le document a notamment relevé la révision du budget en cours d’exercice, une meilleure publication des données financières et le renforcement du contrôle des marchés, tout en recommandant des progrès sur le rapport de fin d’année, les dépenses sensibles et le fonds souverain.
Le nouveau rapport du Département d’État américain a reconnu les efforts engagés par la RDC pour rendre sa gestion budgétaire plus accessible et plus transparente. Cette évaluation annuelle a porté sur plusieurs critères liés à la publication des données financières, au contrôle des dépenses publiques et au respect des procédures.
Dans le cas congolais, le document a notamment salué la possibilité de réviser le budget en cours d’exercice, ainsi que l’intégration et la divulgation des comptes hors budget. La transparence sur les revenus et les dettes des entreprises publiques a également été relevée parmi les avancées enregistrées.
Le rapport a, en outre, mis en avant l’accessibilité en ligne du projet de budget exécutif et du budget adopté, facilitant ainsi l’accès du public aux principaux documents relatifs aux finances de l’État.
Les procédures d’attribution des contrats d’extraction des ressources naturelles ont aussi été prises en compte dans cette évaluation. La publication d’informations relatives aux marchés publics et la consolidation de l’indépendance de l’organe supérieur de contrôle des finances publiques ont figuré parmi les autres points positifs.
L’institution de contrôle a également rendu son rapport d’audit dans un délai considéré comme raisonnable par l’évaluation américaine.
Des insuffisances encore relevées
Malgré ces progrès, le Département d’État américain a relevé plusieurs limites dans le dispositif de transparence budgétaire. L’absence de publication du rapport de fin d’année a notamment figuré parmi les insuffisances recensées.
Le contrôle parlementaire des budgets consacrés aux secteurs militaire et du renseignement a également été jugé insuffisant. Le document a, par ailleurs, relevé un manque de transparence concernant les sources de financement et la politique de retraits du fonds souverain.
Ces observations ont placé au premier plan trois priorités : la publication systématique du rapport de fin d’année, le renforcement du contrôle parlementaire sur les budgets sensibles et une clarification des opérations du fonds souverain.
Une dynamique de crédibilisation budgétaire
Cette évaluation a conforté la dynamique engagée par les autorités congolaises pour améliorer la crédibilité des finances publiques et renforcer la confiance des partenaires et des investisseurs.
Dans cette perspective, le dépôt du projet de loi de finances 2026 par le gouvernement a également été présenté comme un exercice majeur de planification budgétaire. Le texte a porté sur un budget global de 59.020,5 milliards de francs congolais, avec une hausse annoncée par rapport à l’exercice précédent.
La mobilisation accrue des recettes internes, la lutte contre la fraude fiscale, la stabilité monétaire et une meilleure absorption des financements extérieurs ont été considérées comme des facteurs déterminants pour consolider cette trajectoire.
Au regard des recommandations américaines, la RDC a ainsi disposé de plusieurs leviers pour approfondir les réformes engagées. Une transparence renforcée a été présentée comme un instrument susceptible d’accroître la confiance des citoyens et des investisseurs, tout en donnant davantage de cohérence à l’objectif d’une gestion publique orientée vers le développement durable.
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