Kinshasa va accueillir, du 11 au 13 septembre, le Salon africain de la bande dessinée et de l’autre musik, un rendez-vous culturel que son promoteur, Barly Baruti, a présenté comme une ambition pour faire de la capitale congolaise un pôle majeur du neuvième art en Afrique. Reçu jeudi par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, le célèbre bédéiste a sollicité l’accompagnement du gouvernement, notamment sur les questions logistiques, administratives et d’accueil des participants, tout en inscrivant cette édition sous le signe de la célébration de la vie et de la mémoire.
La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu, jeudi 13 août à Kinshasa, le bédéiste congolais Barly Baruti, venu lui présenter les préparatifs du Salon africain de la bande dessinée et de l’autre musik, prévu du 11 au 13 septembre dans la capitale congolaise.
L’artiste a saisi cette audience pour solliciter le soutien du gouvernement à la réussite de cet événement consacré à la bande dessinée et à la musique. Les échanges ont principalement porté sur les conditions logistiques et administratives liées à l’organisation du salon, notamment l’accueil des invités attendus de plusieurs pays.
Barly Baruti a insisté sur la nécessité de faciliter les procédures de déplacement et d’accès au territoire afin que les participants repartent avec une image positive de la République démocratique du Congo.
Pour le promoteur de l’événement, l’ambition a dépassé le cadre d’un simple rendez-vous culturel. Il a présenté le salon comme un instrument de rayonnement pour Kinshasa et pour les industries culturelles et créatives congolaises.
« Kinshasa deviendra la capitale africaine de la bande dessinée, comme Ouagadougou pour le cinéma, Bamako pour la photographie ou Abidjan pour les arts de la scène », a déclaré Barly Baruti.
Les industries créatives comme levier économique
L’audience a également permis d’aborder la place des industries culturelles et créatives dans la création d’emplois et le développement d’un marché intérieur des arts.
Barly Baruti a salué l’intérêt accordé par la Première ministre au secteur culturel et a confié avoir découvert une cheffe du gouvernement particulièrement sensible aux différentes expressions artistiques. Il a notamment évoqué la présence, dans son environnement de travail, d’œuvres d’artistes congolais ainsi que de bandes dessinées et de caricatures.
« C’est quelque chose qui m’a profondément ravi », a-t-il déclaré.
L’édition 2026 du Salon africain de la bande dessinée et de l’autre musik a également été placée sous le thème « Bomoyi, Kaka Se Bomoyi », traduit par « La vie, rien que la vie ».
À travers cette thématique, les organisateurs ont voulu célébrer la vie et la résilience tout en donnant une place à la mémoire des violences liées au Genocost en RDC.
« Cette année, nous avons un thème très fort, mais symbolique pour notre festival : “Bomoyi, Kaka Se Bomoyi”. Nous sommes là pour célébrer la vie, dans toute sa force et sa résilience », a expliqué Barly Baruti.
Au-delà du rendez-vous de septembre, l’initiative a ainsi rejoint une ambition plus large : faire de la culture un espace de création, d’expression, d’emploi et de rayonnement international pour la RDC.
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