Face à une épidémie qui a imposé une adaptation constante de la réponse sanitaire, le gouvernement de Judith Suminwa a resserré lundi son dispositif autour de nouvelles options médicales, d’un meilleur encadrement des équipes de première ligne, d’une surveillance renforcée et d’une communication offensive contre les rumeurs. À la Primature, la Première ministre a réuni le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, l’équipe de riposte et le professeur Jean-Jacques Muyembe pour évaluer la situation et arrêter de nouvelles orientations. Les recherches sur deux vaccins contre la souche Bundibugyo et l’utilisation potentielle d’antiviraux ont figuré parmi les pistes examinées, tandis qu’un barème de prise en charge des prestataires a été validé. Cette nouvelle séquence a également maintenu Kinshasa sous haute vigilance, alors qu’aucun cas n’y a été enregistré jusqu’à présent.
Face à une épidémie qui a imposé une adaptation constante de la réponse sanitaire, le gouvernement de Judith Suminwa Tuluka a resserré lundi son dispositif autour de nouvelles options médicales, d’un meilleur encadrement des équipes de première ligne, d’une surveillance renforcée et d’une communication offensive contre les rumeurs. À la Primature, la Première ministre a réuni le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, l’équipe de riposte et le professeur Jean-Jacques Muyembe pour évaluer la situation et arrêter de nouvelles orientations. Les recherches sur deux vaccins contre la souche Bundibugyo et l’utilisation potentielle d’antiviraux ont figuré parmi les pistes examinées, tandis qu’un barème de prise en charge des prestataires a été validé. Cette nouvelle séquence a également maintenu Kinshasa sous haute vigilance, alors qu’aucun cas n’y a été enregistré jusqu’à présent.
Trois priorités pour adapter la riposte
La réunion technique a porté sur le renforcement des mesures médicales en complément des dispositifs de santé publique déjà engagés, l’amélioration de la prise en charge des prestataires et le renforcement de la communication auprès des communautés.
Samuel Roger Kamba a notamment présenté les recherches en cours sur deux vaccins spécifiques contre la souche Bundibugyo. Des antiviraux susceptibles d’être utilisés dans la prise en charge des malades ou, dans certaines conditions, pour les personnes fortement exposées au virus, dont les prestataires de santé en première ligne, ont également figuré parmi les options examinées.
L’approche retenue a ainsi visé à adapter le dispositif à l’évolution de la situation épidémiologique, tout en maintenant les mesures classiques de prévention, de surveillance et de prise en charge.
Un barème validé pour les équipes mobilisées
La réunion a également abouti à la validation d’un barème de prise en charge salariale des médecins, infirmiers et autres prestataires engagés dans la lutte contre Ebola.
« Nous avons établi un barème de prise en charge salariale pour les médecins, les infirmiers, tous ceux qui travaillent dans la riposte », a déclaré le ministre de la Santé.
Ce dispositif va désormais être formalisé par voie d’arrêté afin d’harmoniser la prise en charge des équipes mobilisées dans les zones concernées.
La Première ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer la communication afin de combattre l’infodémie, alimentée par les fausses informations et les rumeurs susceptibles d’affaiblir l’adhésion des populations aux mesures sanitaires.
L’équipe de riposte a ainsi été appelée à intensifier la sensibilisation et à mieux expliquer aux communautés les mesures de prévention ainsi que les différentes options médicales examinées.
Aucun cas à Kinshasa
Face aux inquiétudes liées à une éventuelle extension de l’épidémie vers Kinshasa, Samuel Roger Kamba s’est montré rassurant, tout en appelant au maintien de la vigilance.
« Jusqu’à présent, il y a zéro cas à Kinshasa. Ça veut dire que si nous continuons à renforcer les mesures, il y a beaucoup de chances qu’Ebola n’arrive pas à Kinshasa », a-t-il déclaré.
La surveillance a notamment été renforcée sur le fleuve Congo, où un poste sanitaire situé à environ 65 kilomètres de Kinshasa a commencé à contrôler les embarcations et leurs passagers en provenance des zones concernées.
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