La République démocratique du Congo a engagé une nouvelle phase de son deuxième Recensement général de la population et de l’habitat avec le lancement, mardi à Kinshasa, d’une session de formation consacrée à la cartographie censitaire. Sous la coordination du ministère du Plan et du Bureau central de recensement, 85 formateurs ont commencé à être préparés pour déployer, par un système de formation en cascade, les équipes appelées à matérialiser les opérations de terrain à travers le pays.
Les travaux de la session de formation des formateurs sur la cartographie censitaire ont été lancés mardi à Kinshasa par le secrétaire général au ministère du Plan, Daniel Epembe, représentant le ministre d’État en charge du Plan et de l’Aide au développement.
Cette étape s’est inscrite dans le processus du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat, présenté par les autorités comme un outil destiné à améliorer la connaissance de la population et à renforcer la planification des politiques publiques.
85 formateurs pour lancer les opérations de terrain
La première session a concerné 85 formateurs appelés à former, à leur tour, les autres cartographes dans les différentes provinces du pays.
« La session d’aujourd’hui concerne le groupe des formateurs des formateurs. Ils seront appelés, après cette session, à former les autres cartographes dans la logique de la formation en cascade », a expliqué Henri Kazadi, coordonnateur technique du Bureau central de recensement (BCR).
Pour lui, cette formation a marqué le début effectif d’un vaste chantier de terrain, la cartographie devant permettre de matérialiser et d’organiser les zones appelées à être couvertes par les opérations de recensement.
Daniel Epembe a, de son côté, insisté sur la responsabilité des participants dans la réussite du processus.
« Le gouvernement attend de vous la réussite du recensement général de la population. Vous êtes le visage de cette opération auprès de nos concitoyens », a-t-il déclaré.
Il a également appelé les formateurs à maintenir la rigueur ayant caractérisé leur sélection, estimant que la qualité de la cartographie censitaire allait largement dépendre du travail accompli sur le terrain.
Un outil pour orienter les politiques publiques
Au-delà de sa dimension statistique, le recensement a été présenté comme un instrument essentiel de connaissance de la population congolaise. Les données collectées ont vocation à contribuer à la planification du développement et à une meilleure orientation des politiques publiques dans des secteurs tels que l’éducation, la santé, l’emploi, le logement, les infrastructures et la protection sociale.
Le processus a reposé sur plusieurs étapes préparatoires, dont des échanges d’expériences avec le Brésil et le Cap-Vert ainsi que des tests méthodologiques menés dans le Kongo Central et à Kinshasa.
Le gouvernement a également engagé une campagne de sensibilisation auprès des confessions religieuses, notamment protestante et musulmane, afin de renforcer l’adhésion des populations à cette opération nationale.
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