Les États-Unis renforcent leur partenariat stratégique avec la République démocratique du Congo autour des minerais critiques. Une enveloppe de 14,49 millions de dollars, destinée à stimuler les investissements privés et responsables dans plusieurs pays de la région, dont la RDC, a été annoncée à Kinshasa par le chargé d’affaires américain Ian J. McCary, en présence du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba.
Le partenariat entre la République démocratique du Congo et les États-Unis prend une nouvelle dimension dans le secteur stratégique des minerais critiques. Une enveloppe de financement de 14,49 millions de dollars américains a été annoncée à Kinshasa pour soutenir une croissance économique portée par le secteur privé au Burundi, en RDC, au Rwanda et en Ouganda.
L’annonce a été faite par Ian J. McCary, chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis en RDC, lors d’un symposium organisé par l’International Republican Institute (IRI), en présence notamment du ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba.
« Une enveloppe de financement de 14,49 millions de dollars a été lancée afin de soutenir une croissance portée par le secteur privé au Burundi, en RDC, au Rwanda et en Ouganda », a déclaré le diplomate américain.
Investissements et gouvernance
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre Washington et Kinshasa. Elle entend notamment encourager les investissements privés dans les minerais critiques, renforcer la transparence et élargir les opportunités de coopération entre entrepreneurs et entreprises américains et congolais.
La RDC occupe une place centrale dans cette stratégie en raison de ses importantes réserves de minerais indispensables au développement des véhicules électriques, des énergies renouvelables, des infrastructures numériques et des industries de pointe.
Pour Ian J. McCary, l’attractivité du secteur minier repose toutefois sur un environnement institutionnel et économique capable d’inspirer confiance aux investisseurs.
« La prospérité repose sur des institutions solides, une gouvernance transparente, des pratiques commerciales responsables, des règles prévisibles et un climat d’investissement qui inspire confiance », a-t-il souligné.
Selon lui, ces conditions vont contribuer à attirer des investissements responsables, à créer des emplois et à soutenir une croissance économique durable.
Un partenariat à dimension stratégique
Au-delà du financement annoncé, l’initiative illustre l’intérêt croissant des États-Unis pour les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, dont la RDC constitue l’un des principaux pôles mondiaux.
Le programme va s’inscrire dans une approche privilégiant une croissance fondée sur le marché et portée par le secteur privé. Il va également devoir démontrer une contribution directe aux intérêts américains, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération économique avec les pays concernés.
Pour Kinshasa, l’enjeu va désormais consister à transformer cet intérêt stratégique en investissements concrets, capables de renforcer la gouvernance du secteur minier, d’accroître la transformation locale et de faire des ressources congolaises un véritable levier de développement économique.
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