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Kinshasa
21 août, 2026 - 18:34:35
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Drépanocytose : la Première Dame Denise Nyakeru appelle à des soins adaptés pour les malades

La lutte contre la drépanocytose ne peut pas se limiter à la sensibilisation, mais doit également se traduire par des soins adaptés et des réponses concrètes aux complications de la maladie. C’est l’appel lancé mercredi à Kinshasa par la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, à l’occasion du lancement d’une campagne chirurgicale consacrée aux complications biliaires chez les enfants vivant avec l’anémie SS.

« Dans notre pays, la lutte contre la drépanocytose ne peut donc pas se limiter à la sensibilisation. Elle doit aussi se traduire par une meilleure prise en charge, des soins adaptés et des réponses concrètes aux complications qui affectent le quotidien des patients », a déclaré la Première Dame.

Cette campagne, menée conjointement par le Centre de médecine mixte et d’anémie SS (CMMASS) et le Centre hospitalier universitaire du Cinquantenaire (CHU-50), vise la prise en charge de la lithiase vésiculaire, une complication fréquente chez les enfants vivant avec la drépanocytose SS. Son lancement a été effectué par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, sous le haut patronage de Denise Nyakeru Tshisekedi.

Au-delà des statistiques, des vies à préserver

Pour la Première Dame, l’enjeu de cette initiative dépasse les données médicales et statistiques. « Derrière cette initiative, il y a avant tout des enfants, des familles et des vies qu’il faut préserver », a-t-elle souligné.

Évoquant la situation mondiale de la maladie, Denise Nyakeru Tshisekedi a rappelé qu’« en 2021, environ 7,74 millions de personnes vivaient avec la drépanocytose dans le monde, dont près de quatre sur cinq en Afrique subsaharienne ». Mais, a-t-elle ajouté, « les statistiques, aussi nécessaires soient-elles, ne disent jamais tout. Elles ne mesurent ni les nuits d’angoisse des parents, ni le courage silencieux des enfants, ni le dévouement quotidien des soignants ».

Elle a salué l’engagement des professionnels de santé ainsi que la collaboration entre le CMMASS et le CHU du Cinquantenaire, estimant que cette synergie répond à une exigence essentielle de la prise en charge médicale.

Mutualiser les expertises

« Loin d’être un simple arrangement technique, cette mutualisation des expertises traduit une approche essentielle dans la prise en charge des patients : décloisonner les institutions, rapprocher les spécialités, partager les ressources et, surtout, replacer la personne malade au centre de toute décision », a affirmé la Première Dame.

Selon elle, cette campagne apporte une réponse ciblée à des complications biliaires parfois méconnues, mais dont les conséquences sur la santé et la qualité de vie des personnes vivant avec la drépanocytose sont réelles.

Au-delà des interventions chirurgicales destinées aux enfants bénéficiaires, l’initiative vise également à renforcer l’expertise des équipes médicales congolaises et à améliorer durablement la prise en charge des complications de la drépanocytose.

« Chaque intervention est une chance de soulager une douleur et de redonner de l’espoir. Prendre soin de nos enfants, c’est aussi protéger leurs rêves et leur donner la chance de construire leur avenir », a conclu Denise Nyakeru Tshisekedi.

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