À Brazzaville, la relance du Centre international des civilisations bantu revient au cœur des échanges culturels entre États africains. La ministre congolaise Yolande Elebe s’est entretenue avec le professeur Théophile Obenga sur les moyens de redynamiser cette institution panafricaine, appelée à renforcer la recherche, la transmission des savoirs et la valorisation d’un patrimoine commun aux peuples bantu et à leur diaspora.
La ministre de la Culture, Arts et Patrimoines de la République démocratique du Congo, Yolande Elebe, a échangé à Brazzaville avec le professeur Théophile Obenga sur les perspectives de relance du Centre international des civilisations bantu (CICIBA), institution panafricaine dédiée à l’étude et à la valorisation du patrimoine des peuples bantu.
Cette rencontre a porté notamment sur la remobilisation des États membres, l’évolution de la gouvernance ainsi que le repositionnement du CICIBA comme institution de référence dans l’étude et la promotion des civilisations bantu en Afrique et dans le monde.
Pour le gouvernement congolais, la redynamisation de cette structure constitue également une occasion de réaffirmer la place de la RDC dans un espace culturel auquel elle est historiquement et scientifiquement liée.
« Pour la RDC, la relance du CICIBA, qui est une institution dédiée à la valorisation des civilisations bantu, représente également une opportunité de réaffirmer son rôle dans cet espace culturel commun », a indiqué le ministère de la Culture, Arts et Patrimoines.
Une implication historique de la RDC
La RDC figure parmi les États signataires de la convention intergouvernementale ayant institué le CICIBA en 1983. Selon la source, le pays avait également mis en place, en 1987, une Commission nationale chargée d’assurer la liaison entre les institutions culturelles et scientifiques nationales et le Centre.
Les discussions engagées à Brazzaville s’inscrivent ainsi dans une volonté de redynamiser cette institution et de renforcer la coopération entre les États partageant l’héritage des civilisations bantu.
À travers cette démarche, les autorités congolaises entendent faire de la culture un instrument de recherche, de transmission des savoirs, d’intégration africaine et de dialogue entre les peuples.
« La relance du CICIBA représente un enjeu majeur pour la sauvegarde de la mémoire collective africaine et la valorisation d’un patrimoine culturel partagé », a souligné la source officielle.
Un patrimoine à repositionner
La redynamisation du Centre va également permettre de renforcer la coopération entre chercheurs, institutions culturelles, universités et États africains autour de l’étude des civilisations bantu et de leur contribution à l’histoire du continent et de la diaspora.
Figure scientifique majeure du CICIBA, le professeur Théophile Obenga en a été directeur général et a contribué à son rayonnement scientifique. L’institution est actuellement dirigée par le professeur Antoine Manda Tchebwa.
Créé le 8 janvier 1983 à Libreville, au Gabon, à l’initiative du président Omar Bongo Ondimba et par convention intergouvernementale, le CICIBA a pour mission de préserver et de promouvoir les valeurs des civilisations bantu, patrimoine commun aux peuples de langues et de cultures bantu ainsi qu’à leur diaspora.
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