La Convention du peuple pour le développement social (CPDS) soutient le dialogue national annoncé par le chef de l’Etat Félix Tshisekedi, mais veut en faire une concertation congolaise. Dans le Haut-Katanga, où le parti a poursuivi sa tournée politique samedi 29 août 2026, sa présidente nationale, Ketsia Muhunzi, a défendu une démarche fondée sur la transparence, la vérité et la participation des populations à la base. La formation politique estime que les provinces doivent être associées à la recherche d’une issue à la crise. Elle appelle aussi à une implication accrue de la jeunesse dans la conduite des affaires publiques. Pour le CPDS, le dialogue doit permettre aux Congolais de débattre de leur avenir et de préserver l’unité nationale. Le parti plaide parallèlement pour un renouvellement générationnel, estimant que les jeunes disposent de la maturité nécessaire pour exercer des responsabilités et agir pour le pays demain. Avec cette ligne nette, le CPDS veut inscrire la concertation dans une dynamique de transformation politique et sociale.
Après le Maniema, la Convention du peuple pour le développement social (CPDS) a poursuivi sa tournée dans le Haut-Katanga. Samedi 29 août 2026, le parti a organisé une manifestation consacrée au renouvellement de la confiance de ses responsables provinciaux. L’activité a aussi servi à préciser sa position sur le dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi.
Dirigée par sa présidente nationale, Ketsia Muhunzi Kokomamba, le parti s’est déclaré favorable à cette initiative et plaide pour un cadre de concertation centré sur les Congolais. Le CPDS souhaite un processus fondé sur la transparence, la vérité et la participation directe à la base.
Un dialogue voulu « des Congolais »
Pour le parti, la concertation doit tenir compte des principes annoncés par le chef de l’État et écarter toute personne impliquée dans des actes répréhensibles. « Les partisans du M23 ont leur dialogue à Doha, le Rwanda, dans le cadre du bon voisinage, échange avec la RDC au niveau des États-Unis. Mais nous, les Congolais qui sommes restés ici, nous allons faire notre dialogue », a déclaré le CPDS.
Le parti estime que le dialogue doit commencer dans les provinces, au plus près des populations touchées par les tensions politiques et sécuritaires. Il considère que les divisions locales ont parfois alimenté des règlements de comptes entre communautés. Il appelle donc à une démarche fondée sur « la transparence et la vérité », essentielle à l’unité nationale.
La jeunesse au cœur du renouvellement
Le CPDS met l’accent sur la place des jeunes dans la conduite des affaires publiques. Le parti refuse qu’ils restent cantonnés à un rôle de spectateurs et réclame leur implication directe dans le processus politique. « Plus jamais que les gens parlent à la place de la jeunesse », a-t-il insisté.
Le parti encourage les anciens responsables ayant déjà exercé plusieurs fonctions publiques à céder progressivement la place à une nouvelle génération. Le CPDS estime que les jeunes Congolais disposent désormais de la maturité nécessaire pour assumer des responsabilités et contribuer au développement du pays.
Le parti veut ainsi associer dialogue national et transformation de la pratique politique, avec deux exigences : une concertation inclusive sur la crise nationale et un renouvellement générationnel donnant davantage de responsabilités à la jeunesse.
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