À Mbanza-Ngungu, le projet de Parc Agro-Industriel entre dans une étape concrète. Mole Groupe, le PNDA et l’ONUDI ont lancé, samedi 12 septembre, les études de faisabilité sur le site destiné à accueillir cinq usines de transformation. Les échanges avec les ayants droit fonciers ont permis de préciser les enjeux du projet, annoncé pour transformer près de 700 000 tonnes de produits agricoles par an et générer environ 20 000 emplois directs et indirects dans la province du Kongo Central à terme.
Le Parc Agro-Industriel de Mbanza-Ngungu amorce une nouvelle avec le démarrage des études de faisabilité. Samedi 12 septembre 2026, une délégation de Mole Groupe, initiateur du projet, avec à sa tête le directeur général de cette société, Gandi Mole, accompagnée de représentants du Programme national de développement agricole (PNDA) et de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), s’est rendue sur la zone industrielle retenue dans les villages Lufulu 1 et 2, à quelques kilomètres du centre-ville.
La visite a marqué le lancement des travaux préparatoires. Les délégations ont parcouru le site devant accueillir cinq unités industrielles de transformation. Elles ont aussi rencontré les ayants droit fonciers pour présenter le projet et ses perspectives.
Une étape vers la concrétisation
Pour Mole Groupe, cette phase doit permettre de passer aux éléments techniques à la réalisation du parc. Le directeur général, Gandi Mole, a présenté le lancement des études comme un moment important du processus. « Aujourd’hui, c’est une avancée majeure avec le lancement des études de faisabilité, marqué par la visite du PNDA et de l’ONUDI qui sont venus palper la réalité de ce projet de parc agro-industriel qui entre dans sa phase de concrétisation », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur la portée attendue du projet pour la production locale. « La population du Kongo central doit être fière parce que, grâce à ce parc, on aura l’opportunité de faire en sorte que les Congolais puissent produire afin de nourrir les Congolais », a-t-il affirmé. Il y voit aussi un modèle susceptible d’inspirer d’autres initiatives africaines.
Les terres au cœur du dispositif
La question foncière constitue une composante essentielle de cette étape. Les échanges avec les ayants droit ont visé à clarifier les objectifs du parc et les conditions de sa matérialisation sur les terres concernées. À l’issue de la rencontre, ceux-ci se sont déclarés informés et disposés à mettre leurs terres à contribution pour la réalisation du projet.
Le futur parc doit renforcer la transformation des productions agricoles dans le Kongo Central. Les promoteurs annoncent une capacité d’environ 700 000 tonnes de produits agricoles transformés chaque année et près de 20 000 emplois directs et indirects.
Le démarrage des études doit préciser les paramètres techniques et économiques indispensables à la suite du processus. L’enjeu est désormais de structurer ce dispositif autour de la production agricole, de la transformation et de l’emploi.
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