Les coupures d’électricité qui persistent à Kinshasa trouvent, selon la SNEL, une explication dans la baisse drastique du niveau d’eau, qui entraîne l’arrêt de plusieurs machines. Face à cette situation, le directeur général Teddy Lwamba annonce le recours à une centrale flottante de 134 MW, avec une amélioration estimée à 20 % de la desserte. Il réclame également un meilleur recouvrement des factures et une subvention publique au secteur.
La desserte électrique à Kinshasa pourrait bénéficier prochainement d’un apport supplémentaire de 134 mégawatts. La Société nationale d’électricité (SNEL) prévoit de recourir à une centrale flottante pour répondre aux perturbations qui affectent actuellement la capitale et plusieurs autres zones du pays.
Le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba, a annoncé cette option jeudi 1er octobre 2026, lors d’un briefing presse animé avec le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya. Interrogé sur l’origine des coupures répétées, le responsable de la société publique a mis en avant les difficultés liées à la production hydroélectrique.
« Une baisse drastique du niveau d’eau » affecte le fonctionnement de certaines installations, a-t-il expliqué. « Des machines sont à l’arrêt », a déploré Teddy Lwamba, établissant ainsi un lien entre la diminution de la ressource hydraulique et la réduction de la capacité disponible sur le réseau.
Pour atténuer rapidement ce déficit, la SNEL mise donc sur une centrale électrique flottante. D’une capacité annoncée de 134 MW, cette infrastructure doit principalement contribuer au renforcement de la desserte dans la capitale.
« Nous aurons 20 % d’amélioration », a assuré le directeur général, sans toutefois préciser, lors de ce briefing, le calendrier détaillé de mise en service de cette installation ni les modalités techniques de son intégration au réseau.
Cette annonce intervient alors que les perturbations de la fourniture d’électricité pèsent sur les ménages, les entreprises et les activités économiques à Kinshasa. L’enjeu consiste désormais à accroître la capacité disponible tout en consolidant les moyens financiers nécessaires au fonctionnement du secteur.
Les impayés des institutions publiques en question
Au-delà de la production, Teddy Lwamba a également mis en cause les difficultés de recouvrement des factures d’électricité, particulièrement auprès des institutions publiques. « Les instances officielles ne paient pas », a-t-il dénoncé, soulignant que « 25 % de la consommation, c’est l’État ».
Pour le patron de la SNEL, cette situation constitue une « incohérence institutionnelle » qui fragilise les capacités financières de l’entreprise. Le recouvrement des créances apparaît ainsi comme un autre levier nécessaire pour soutenir les activités de production, de transport et de distribution.
Dans cette perspective, le directeur général de la SNEL plaide également pour une subvention publique destinée au secteur de l’électricité, sur le modèle du mécanisme appliqué dans le secteur pétrolier.
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