Le risque de propagation internationale du virus Ebola pousse le Nigeria à renforcer ses dispositifs de surveillance. Après la confirmation au Kenya d’un cas de virus Bundibugyo lié à l’épidémie en cours en République démocratique du Congo, les autorités sanitaires nigérianes réévaluent leur niveau de préparation. Aucun cas n’a été détecté au Nigeria à ce stade, mais les voyageurs sont appelés à une vigilance accrue pendant les 21 jours suivant leur départ d’une zone touchée.
Le Nigeria renforce ses mesures de prévention contre le risque d’importation du virus Ebola après la confirmation d’un cas au Kenya, lié à l’épidémie provoquée par le virus Bundibugyo en République démocratique du Congo. Dans un communiqué daté du 6 octobre, le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC) précise qu’aucun cas n’a été enregistré sur le territoire nigérian.
L’agence sanitaire indique toutefois suivre attentivement l’évolution de la situation en RDC et ses implications potentielles pour le Nigeria. La confirmation du cas kényan est considérée comme un rappel du risque lié aux déplacements internationaux et aux mouvements de population entre les pays de la région.
Un cas confirmé après un passage par l’Ouganda
Selon les informations communiquées par le NCDC, le patient était un ressortissant kényan qui résidait en RDC. Il avait quitté le pays par voie terrestre pour rejoindre Kampala, en Ouganda, avant de prendre un vol à destination de Nairobi.
Après son arrivée au Kenya, il a été isolé puis testé positif au virus Bundibugyo. Le patient est décédé. Les autorités kényanes ont engagé des opérations de recherche et de suivi des personnes ayant été en contact avec lui, ainsi que d’autres mesures de riposte.
Pour le NCDC, cet épisode illustre la possibilité d’une transmission du virus au-delà des zones où l’épidémie est active, notamment à la faveur des déplacements transfrontaliers.
Des capacités de réponse renforcées
Face à ce risque, le Nigeria affirme avoir renforcé ses capacités de détection précoce, d’isolement et d’orientation des personnes présentant des symptômes suspects. Les dispositifs de diagnostic en laboratoire ont également été renforcés, parallèlement au suivi des contacts et aux mesures de prévention des infections.
La préparation comprend aussi la protection des professionnels de santé et la communication sur les risques. Un exercice national de simulation a été organisé afin de tester les mécanismes de réponse, d’évaluer leur efficacité et d’identifier d’éventuelles insuffisances.
Le NCDC indique par ailleurs réexaminer le niveau de risque pour le Nigeria et les mesures déjà mises en place, avec la possibilité de les adapter en fonction de l’évolution de la situation régionale.
Vigilance recommandée aux voyageurs
Les autorités sanitaires nigérianes recommandent aux personnes voyageant depuis ou vers les zones touchées de surveiller leur état de santé pendant 21 jours après leur départ. En cas de symptômes compatibles, elles sont invitées à limiter les contacts, consulter rapidement et signaler leur itinéraire ainsi qu’une éventuelle exposition au virus.
Le NCDC appelle également les professionnels de santé à envisager l’hypothèse d’Ebola chez tout patient présentant des symptômes compatibles et ayant récemment séjourné dans une zone touchée, sans attendre l’apparition de signes hémorragiques.
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