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Kinshasa
29 octobre, 2026 - 21:47:29
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Kinshasa salue les sanctions américaines contre le ministre rwandais de la Défense et Zigama

Les États-Unis sanctionnent le ministre rwandais de la Défense et l’institution financière Zigama Credit and Savings Society, accusés de contribuer à l’agression menée dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans un communiqué publié le 28 octobre 2026, le gouvernement congolais salue cette décision du Trésor américain, appelle les partenaires internationaux à réexaminer leurs relations avec Kigali et exige le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a salué, mercredi 28 octobre, la décision du département du Trésor des États-Unis de sanctionner le ministre rwandais de la Défense et l’institution financière Zigama Credit and Savings Society, accusés de soutenir l’agression menée contre le territoire congolais par les Forces de défense rwandaises (RDF) et leurs supplétifs du M23.

Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Kinshasa a remercié les États-Unis et leur président, Donald Trump, pour leur engagement en faveur de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs.

Selon le Trésor américain, le ministre rwandais de la Défense a dirigé le déploiement de plusieurs milliers de soldats au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, où ils ont mené des opérations aux côtés du M23 et fourni des équipements militaires. Zigama, qui opère pour le compte des services de sécurité rwandais, est accusée d’avoir facilité le transfert vers Kigali d’or extrait de territoires sous contrôle du M23, ainsi que des transactions de plusieurs dizaines de millions de dollars au bénéfice de l’AFC/M23.

Une pression accrue sur Kigali

Pour Kinshasa, ces sanctions corroborent les conclusions du Groupe d’experts des Nations unies sur la RDC concernant le soutien rwandais au M23. Le gouvernement dénonce les violations de l’intégrité territoriale congolaise, les violences contre les civils, les violences sexuelles et le pillage des ressources naturelles.

Les autorités congolaises estiment également que la communauté internationale demeure trop permissive envers le Rwanda. Elles appellent les États, les organisations internationales, les partenaires commerciaux, les sponsors sportifs et les investisseurs à réexaminer leurs relations avec Kigali afin de vérifier leur compatibilité avec les engagements en faveur de la paix.

Le retrait des troupes rwandaises exigé

Kinshasa affirme poursuivre ses engagements en matière de neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Depuis janvier 2025, plus de 800 personnes, combattants et dépendants compris, se sont rendues à la MONUSCO, selon le communiqué.

Le gouvernement rappelle que le retrait des forces rwandaises découle de l’accord de Washington et de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies. Il exige leur départ effectif et sans conditions préalables, estimant que leur présence aux côtés de l’AFC/M23 entrave l’application des mécanismes convenus.

Sous la conduite du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Kinshasa réaffirme sa détermination à mettre fin à l’agression, à restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et à contribuer à la stabilité régionale.

Infos27

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