Les mots peinent à traduire l’horreur qui s’est abattue sur Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, assiégée par les Forces armées rwandaises (RDF) et leurs supplétifs du M23. Une ville meurtrie, où la mort et la désolation ont pris possession des rues, des maisons et des hôpitaux. En quatre jours seulement, la barbarie a fauché 773 vies, tandis que 2 880 blessés luttent pour leur survie dans des structures de soins submergées par l’ampleur de la catastrophe.