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13 mai, 2026 - 10:24:10
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ANSER, cinq ans d’électrification : cap sur 52 % d’accès en milieu rural d’ici 2030

Cinq ans après sa création, l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) affiche des ambitions claires et des résultats tangibles. Lors d’un spécial briefing presse tenu jeudi 17 juillet à Kinshasa, aux côtés du ministre Patrick Muyaya, ses dirigeants ont présenté un bilan marqué par 1 100 projets planifiés, dont 87 déjà en cours ou achevés. En misant sur les énergies renouvelables et une planification rigoureuse, l’agence entend faire de l’accès à l’électricité un droit concret pour des millions de Congolais. Le cap est fixé : 52 % de couverture en zone rurale d’ici 2030.

À mi-chemin de sa première décennie d’existence, l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) entend démontrer que le pari de l’accès universel à l’électricité n’est pas un vœu pieux, mais une trajectoire possible. Ce jeudi 17 juillet à Kinshasa, lors d’un spécial briefing presse animé par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, et les dirigeants de l’agence, le bilan a pris la forme d’une feuille de route ambitieuse.

« Depuis 2020, nous avons planifié 1 100 projets énergétiques sur l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, 65 sont en cours, et 22 déjà achevés », a déclaré Damien Twambilangana, directeur général adjoint de l’ANSER, aux côtés du président du conseil d’administration, Camille Kabasele. À l’horizon 2030, l’objectif est clair : porter le taux d’accès à l’électricité en zones rurales à 52 %, puis 70 % d’ici 2035. Un défi colossal dans un pays où moins d’un habitant sur cinq en milieu rural a accès à l’électricité.

Une électrification à visage renouvelable

Pour y parvenir, l’agence mise sur une approche technologique diversifiée, intégrant le solaire photovoltaïque (SPV), les systèmes solaires domestiques (SHS), l’hydroélectricité, l’éolien, le biogaz et le soutirage. « Le solaire et l’hydro seront les moteurs de notre stratégie. Nous croyons à un avenir énergétique fondé sur les ressources renouvelables, adaptées aux spécificités locales », a insisté Twambilangana.

Avec plus de 30 mégawatts de puissance à installer, 49 projets déjà conçus et près de 460 000 ménages ciblés, l’ANSER veut accélérer la cadence. Le coût de cette transformation s’élève à 744 milliards de francs congolais (environ 297 millions USD), dont 37,5 millions USD d’investissement public déjà mobilisés, principalement par le biais du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) et de partenaires internationaux.

« L’électricité n’est pas un luxe »

Pour Patrick Muyaya, ce cinquième anniversaire est bien plus qu’un point de passage : « C’est l’occasion de démontrer l’impact concret du travail engagé, en termes de nombre de ménages touchés, de projets livrés et de perspectives ouvertes. L’ANSER, c’est la preuve que l’État peut être moteur de changement. Nous serons en mesure de donner plus d’électricité aux populations. »

L’électrification, martèle le directeur général adjoint, ne saurait être réduite à une question technique. « L’électricité n’est pas un luxe, c’est un droit fondamental. Chaque village électrifié, c’est une école qui fonctionne, un centre de santé qui sauve des vies, une économie locale qui redémarre. »

Un tournant politique et stratégique

Fondée pour coordonner la politique nationale d’électrification hors réseau, l’ANSER remplit trois missions principales : planification et programmation, mobilisation des investissements, et gestion du fonds d’électrification rurale. Dans un pays où près de 80 % de la population vit sans électricité, l’agence apparaît désormais comme une pièce maîtresse de la stratégie gouvernementale.

Reste à relever un défi de taille : rendre l’électricité disponible, accessible et abordable. Cela passe par la montée en puissance des financements, la sécurisation des infrastructures et l’implication accrue du secteur privé. Un chantier complexe, mais vital.
À mi-mandat, l’ANSER a planté les jalons d’un développement énergique. Le chemin reste long, mais les premières étincelles sont bien là.

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