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19 mai, 2026 - 20:41:31
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Condamnation de Kabila : l’USN affirme que l’arrêt de la Haute Cour militaire est conforme au droit

Le ton est tranchant, presque sans appel. En réponse au communiqué du Front Commun pour le Congo (FCC), l’Union sacrée de la Nation (USN) a choisi de raviver la mémoire des années de pouvoir de son rival, qualifié de « regroupement de triste mémoire » et d’« éternel fauteur de crises ». Dans une mise au point cinglante, le camp présidentiel balaie les critiques de l’opposition, rappelant que le FCC, « chassé par le peuple », ne survit désormais qu’« à travers les réseaux sociaux ». Entre dénonciation d’une gouvernance passée jugée « chaotique » et accusation de collusion avec les agresseurs de l’Est, l’USN brandit le bilan de l’ancien régime pour légitimer sa riposte. Mais derrière les mots, c’est une stratégie assumée : montrer que la rupture avec l’ère Kabila reste au cœur du projet politique porté par Félix Tshisekedi et affirmer que l’Histoire, dans ce duel politique, a déjà tranché.

Le communiqué n’a laissé aucune place à l’ambiguïté. L’Union sacrée de la Nation (USN) a vivement répliqué aux déclarations du Front Commun pour le Congo (FCC), qu’elle accuse de chercher à se donner une visibilité politique perdue. Signé par le secrétaire permanent André Mbata, le texte dépeint le FCC comme « un regroupement politique de triste mémoire », sanctionné par le peuple pour près de vingt ans d’une gouvernance « chaotique et médiocre ».

Un adversaire réduit à l’ombre

Selon l’USN, le FCC n’existe plus que « sur papier et dans les réseaux sociaux », incapable d’offrir une alternative crédible aux défis actuels du pays. L’organisation présidentielle décrit la plateforme comme « éternellement en crise » et « au service des étrangers », incapable de répondre aux attentes d’une population meurtrie par les violences et l’instabilité.

Le rappel d’un bilan contesté

S’agissant du respect de la Constitution et de la démocratie, l’Union sacrée balaie les critiques de l’ancien camp présidentiel. « Ni le peuple congolais, ni son président démocratiquement élu, ni l’USN elle-même n’ont de leçons à recevoir d’un régime nourri par des assassinats, des pillages et d’autres violations des droits humains », affirme le communiqué.

Le cas judiciaire qui divise

À propos de la récente condamnation, par la Haute Cour militaire, de l’autorité morale du FCC, l’USN a choisi le mépris pour seule réponse. L’ancien président, affirme le communiqué, « à qui notre peuple avait tout donné », aurait « payé en monnaie de singe » la confiance placée en lui, en devenant « complice des agresseurs » et « Commandant Suprême de leurs supplétifs ». L’arrêt de la Haute Cour, rendu par défaut, est selon l’USN conforme au droit. « La meilleure façon pour un délinquant de se justifier est de rabattre le défaut en se présentant devant la Cour », insiste-t-elle.

Une volonté affichée de tourner la page

En conclusion, l’Union sacrée assure vouloir « entreprendre tout ce qui est possible » pour aider le FCC à sortir de sa « crise qui n’a que trop duré », invoquant l’intérêt supérieur de la Nation. Une formule qui, en creux, sonne comme une condamnation politique définitive : l’opposition de l’ancien régime est tolérée, mais elle n’est plus considérée comme légitime.

Par cette sortie, l’USN cherche à transformer l’attaque en tribune, rappelant que le clivage entre l’ère Kabila et l’actuelle majorité demeure l’un des ressorts structurants de la vie politique congolaise.

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