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Kinshasa
27 février, 2026 - 21:39:02
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Souveraineté assumée [Edito]

À l’Est de la République démocratique du Congo, la paix est promise, puis aussitôt fragilisée. Les cessez-le-feu se succèdent. Les attaques, elles, ne cessent pas. Des villes vivent sous la menace. Des civils fuient. Dans ce contexte, Kinshasa maintient une position claire : respecter les engagements diplomatiques, sans renoncer à protéger sa population. Cette ligne dérange parfois. Elle est pourtant la seule responsable.

Respecter un cessez-le-feu ne signifie pas se résigner. Aucun État souverain n’accepterait l’impuissance face à des bombardements visant ses villes. Aucun gouvernement responsable ne laisserait ses citoyens sans défense. La légitime défense n’est pas une option. C’est un devoir. La RDC le rappelle sans détour.

Cette posture traduit une maturité stratégique. Elle refuse le piège de l’escalade incontrôlée comme celui de la passivité. Elle affirme que la paix ne peut se construire sur l’abandon des populations exposées. Protéger les civils aujourd’hui, c’est préserver la possibilité d’un règlement politique demain. L’inverse serait une faute historique.

Les Forces armées congolaises agissent dans ce cadre. Des opérations ciblées, limitées, destinées à contenir la menace. Pas une guerre totale, mais une défense assumée. Là où l’État protège, la confiance revient. Là où il recule, le chaos prospère. La sécurité demeure la première condition de toute reconstruction.

Il faut aussi entendre le message envoyé à la communauté internationale. Un cessez-le-feu n’a de sens que s’il est respecté par tous. Sinon, il devient un écran derrière lequel se poursuivent les violences. La crédibilité des médiations régionales est en jeu. La stabilité de toute la région l’est aussi.

Kinshasa demande peu. Le respect de sa souveraineté. La protection de ses citoyens. L’application des accords signés. Rien de plus. Rien de moins. Cette exigence est légitime. Elle devrait être soutenue clairement.

L’heure n’est ni aux faux équilibres ni aux silences prudents. Elle est à la cohérence. Défendre la paix implique de défendre ceux qui en sont les premières victimes. La RDC, malgré ses fragilités, choisit de tenir cette ligne. Elle mérite mieux que la suspicion. Elle mérite un appui résolu.

Car une paix imposée par l’abandon ne serait qu’une pause avant la prochaine tragédie. Une paix construite sur la protection des civils peut, elle, devenir durable. C’est ce choix que Kinshasa affirme aujourd’hui. Il engage son avenir. Il engage aussi la responsabilité de tous ceux qui disent vouloir la stabilité dans la région.

Infos27

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