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Kinshasa
1 novembre, 2026 - 17:47:45
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Entrée de la RDC sur les marchés financiers : cap sur la rigueur, la transparence et les résultats

Après une première émission d’eurobonds saluée comme un tournant économique, le président de la République a fixé, mercredi en Conseil des ministres extraordinaire, les exigences qui devront désormais encadrer l’utilisation de ces ressources. Entre discipline budgétaire, traçabilité et obligation de résultats, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de transformer cet accès inédit aux marchés internationaux en levier concret de développement. Dans un environnement financier exigeant, Kinshasa est appelée à prouver, par des réalisations visibles, la crédibilité qu’elle vient d’acquérir.

C’est une étape que l’exécutif congolais présente comme décisive. Lors de la troisième réunion extraordinaire du Conseil des ministres, tenue mercredi 15 avril 2026, le président Félix Tshisekedi est revenu sur la réussite de la première émission d’eurobonds de la République démocratique du Congo.

D’un montant de 1,25 milliard de dollars, cette opération marque, selon le chef de l’État, bien plus qu’un simple recours à l’endettement. « Ce que les marchés ont souscrit, ce n’est pas seulement une obligation financière, mais une promesse », a-t-il déclaré, évoquant « celle d’un État gouverné avec ordre, prévoyance et responsabilité ».

Souscrite plus de quatre fois, l’émission traduit, aux yeux des autorités, un signal fort de confiance des investisseurs internationaux dans la trajectoire économique du pays.

Crédibilité financière : un impératif à préserver

Mais cette reconnaissance s’accompagne d’exigences strictes. Le président de la République a insisté sur un principe qu’il qualifie de « non négociable » : la mise en place d’une capacité de remboursement crédible et anticipée.

Des provisions annuelles devront être constituées avec rigueur, tandis que la gestion des fonds mobilisés devra répondre à des standards élevés de transparence. « La dette n’est soutenable que lorsqu’elle finance la création de richesses », a martelé Félix Tshisekedi.

Dans cette optique, les ressources issues des eurobonds ne sauraient être considérées comme une marge de manœuvre politique. Elles constituent, au contraire, « une obligation de résultats ».

Des investissements orientés vers des projets structurants

Le chef de l’État a clairement défini l’affectation des fonds : ils devront être dirigés « exclusivement vers des projets structurants, bancables », capables de transformer durablement l’économie nationale.

Parmi les secteurs prioritaires figurent les infrastructures routières, la modernisation des aéroports, l’énergie, la formation professionnelle et la connectivité des territoires.

« Ces investissements ne doivent pas rester des intentions administratives, ils doivent devenir des réalisations visibles, mesurables et incontestables », a insisté le président, posant ainsi les bases d’une gouvernance axée sur l’impact concret.

Pour garantir l’efficacité de cette stratégie, Félix Tshisekedi a instruit la Première ministre de mettre en place une commission interinstitutionnelle chargée du suivi rigoureux de l’exécution des investissements.

Cette structure réunira notamment les ministères du Plan, des Finances et des secteurs concernés, ainsi que des représentants de la présidence. Elle aura pour mission d’assurer un contrôle permanent de l’utilisation des fonds.

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