Face à la persistance de la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, les autorités sanitaires ont dressé un nouveau bilan faisant état de 808 cas confirmés, 192 décès et 50 guérisons. Lors d’un briefing presse tenu le 15 juin 2026, le gouvernement a insisté sur l’intensification de la prise en charge et la sensibilisation communautaire, alors que trois provinces restent touchées par l’épidémie.
Un mois après l’annonce officielle de la résurgence de la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, les autorités sanitaires congolaises ont fait le point sur l’évolution de l’épidémie. Lors d’un briefing presse tenu lundi 15 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, accompagné du ministre de la Communication et Médias Patrick Muyaya, a présenté les principales données actualisées de la situation.
Selon les chiffres communiqués, la République démocratique du Congo enregistre jusqu’à présent 808 cas confirmés depuis le début de l’épidémie d’Ebola virus disease. Parmi eux, 50 patients ont déjà été déclarés guéris, tandis que 192 décès ont été recensés. Actuellement, 363 malades sont pris en charge dans les structures sanitaires déployées dans le cadre de la riposte.
Pour le ministre Samuel Roger Kamba, ces données traduisent à la fois la persistance de l’épidémie et les efforts en cours sur le terrain. Il a insisté sur la nécessité d’une détection et d’une prise en charge rapides des cas afin d’améliorer les chances de survie.
« Le taux de mortalité est aujourd’hui de 23 %. Cela signifie que nous avons près de 80 % de chances de guérison. Plus les patients sont pris en charge tôt, plus les chances de survie augmentent », a-t-il souligné devant la presse.
Au cours de ce briefing, des témoignages de patients guéris ont également été diffusés. Dans une vidéo, plusieurs survivants ont partagé leur expérience et exhorté les personnes présentant des symptômes à se rendre rapidement dans les centres de traitement pour bénéficier d’une prise en charge adaptée.
Sur le terrain, le gouvernement poursuit la mobilisation des communautés et des partenaires sanitaires afin de limiter la propagation du virus. Les autorités rappellent que le respect strict des mesures de prévention et la déclaration rapide des cas suspects restent des leviers essentiels pour contenir l’épidémie.
Trois provinces sont actuellement touchées. L’Ituri, épicentre de la maladie, compte 20 zones de santé affectées, notamment Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba, Rwampara, Tchomia, Kambala et Nia-Nia.
Au Nord-Kivu, 10 zones de santé sont concernées : Beni, Butembo, Goma, Kalunguta, Katwa, Kyondo, Oïcha, Masereka, Vuhovi et Mabalako. Dans le Sud-Kivu, seule la zone de santé de Miti-Murhesa est touchée.
En appui à la riposte, plus de 1 200 relais communautaires ont été formés pour renforcer la sensibilisation de proximité. Leur mission consiste notamment à encourager le signalement précoce des cas suspects et à réduire les réticences face à la prise en charge médicale.
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