La mémoire collective s’impose au cœur du débat national. À l’ouverture de la deuxième édition du Festival international sur le Génocost, le directeur général de l’Académie des Beaux-Arts, Henri Kalama, appelle les Congolais à s’approprier leur histoire afin d’en faire un levier de justice, de transmission et de paix. Il présente l’art comme un puissant outil de sensibilisation, de préservation de la mémoire et de consolidation de la cohésion nationale.
Le directeur général de l’Académie des Beaux-Arts (ABA), Henri Kalama, a appelé jeudi à Kinshasa les artistes, les chercheurs et l’ensemble de la population congolaise à s’approprier l’histoire du Génocost afin d’en faire un instrument de transmission de la mémoire, de justice et de consolidation de la paix. Cet appel a été lancé lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du Festival international sur le Génocide pour des gains économiques en République démocratique du Congo.
Organisée par la structure Solidarité Plus Libanga, la conférence inaugurale a donné le ton d’une édition consacrée à la préservation de la mémoire collective et à la sensibilisation des citoyens sur les conséquences humaines, économiques et environnementales de l’exploitation des ressources naturelles en RDC.
« J’invite les artistes, les chercheurs et l’ensemble de la population congolaise à s’approprier cette histoire avec intelligence, sensibilité et créativité », a déclaré Henri Kalama, estimant que cette démarche constitue un devoir collectif pour préserver la mémoire nationale et renforcer la conscience citoyenne.
La mémoire au service de la justice et de la paix
Pour le directeur général de l’Académie des Beaux-Arts, le Génocost ne relève pas uniquement de l’histoire. Il représente une responsabilité collective qui interpelle les générations actuelles sur les valeurs de justice, de vérité et de dignité humaine.
« Les génocides ne sont pas seulement des sujets du passé. Ils constituent un appel à la justice, à la vérité et à la responsabilité. Notre devoir est de transmettre cette mémoire aux générations futures afin qu’elles comprennent le prix de la paix, de la dignité humaine et de la souveraineté nationale », a-t-il affirmé.
Selon lui, la transmission de cette mémoire va contribuer à renforcer l’engagement des citoyens en faveur de la paix et de la cohésion nationale.
Henri Kalama a également insisté sur le rôle des arts dans la conservation de la mémoire collective. À ses yeux, les œuvres artistiques permettent d’éveiller les consciences tout en favorisant le dialogue, la résilience et la réconciliation.
« À l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, nous sommes convaincus que l’art est l’un des langages les plus puissants de la mémoire. Une œuvre d’art ne se contente pas de représenter l’histoire ; elle fait ressentir, elle interpelle les consciences, elle préserve les traces du passé et ouvre des chemins vers la réconciliation », a-t-il expliqué.
Il a souhaité que cette deuxième édition du Festival international sur le Génocost constitue un espace de réflexion, d’échanges et de création artistique capable de porter la voix des victimes et de renforcer la mobilisation collective.
Placée sous le thème « Culture et transmission de la mémoire collective comme leviers du Génocost », cette édition lance une campagne de sensibilisation articulée autour de conférences, de panels, d’expositions, de projections et de prestations artistiques destinés à promouvoir la mémoire, la justice, la paix et la cohésion nationale.
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