À Mbandaka, Jacques Djoli Eseng’ekeli appelle les forces politiques et sociales congolaises à privilégier un dialogue inclusif centré sur la paix, la cohésion nationale et la refondation de l’État, face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux qui persistent en République démocratique du Congo.
Le président national du parti Les Bâtisseurs du Congo, Jacques Djoli Eseng’ekeli, a appelé mardi, à Mbandaka, les Congolais à dépasser les divisions politiques pour engager un dialogue orienté vers la résolution des difficultés qui affectent la population et la refondation de l’État.
Arrivé dans la capitale de l’Équateur le 8 septembre 2026, le leader politique a notamment évoqué le chômage des jeunes, la précarité des ménages, les difficultés d’accès aux soins, l’insuffisance des infrastructures et la faiblesse des services de base.
« Ouvrons les yeux. Nous, les politiciens, nous voulons trop le pouvoir », a-t-il déclaré, invitant les acteurs politiques et sociaux à se préparer à un dialogue sincère et responsable sur l’avenir du pays.
Pour Jacques Djoli, cette démarche ne doit pas se limiter à des négociations entre responsables politiques. Elle doit plutôt permettre d’identifier les causes profondes des crises et de dégager des réponses durables aux préoccupations des citoyens.
Un dialogue centré sur le peuple
Le président des Bâtisseurs du Congo a appelé à l’adhésion au schéma triangulaire mais unitaire du dialogue pour la paix, la cohésion nationale et la refondation, initié par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
Selon lui, l’organisation des consultations à partir des 26 bases provinciales, suivies d’une synthèse nationale, va favoriser une réflexion ancrée dans les réalités locales et susceptible d’associer les différentes composantes de la société.
Cette démarche doit, à ses yeux, éviter les arrangements politiques motivés par la seule recherche du pouvoir et replacer les préoccupations des citoyens au centre des discussions.
« Le peuple est le véritable souverain », a martelé Jacques Djoli, estimant que la légitimité des dirigeants doit découler du suffrage populaire et du respect des règles constitutionnelles et électorales.
Les défis économiques et provinciaux
Le responsable politique a également insisté sur les difficultés de développement qui touchent plusieurs provinces. Il a particulièrement cité l’Équateur, confronté à l’état dégradé de certaines routes, à l’insuffisance des moyens de transport et à l’enclavement de plusieurs territoires.
Ces contraintes, selon lui, limitent la mobilité des populations, freinent les échanges économiques et compliquent l’accès aux services essentiels. Le dialogue national doit donc intégrer les questions liées à l’emploi, aux infrastructures et aux conditions de vie.
Abordant la situation sécuritaire dans l’Est, Jacques Djoli a plaidé pour la poursuite des initiatives diplomatiques engagées afin de parvenir à une solution durable.
Il estime que les discussions de Doha, les échanges avec le Rwanda et le processus diplomatique de Washington doivent être poursuivis, parallèlement à une réflexion nationale sur la paix, la sécurité et la souveraineté de la RDC.
À travers son intervention à Mbandaka, le président des Bâtisseurs du Congo appelle ainsi à un dialogue qui va dépasser les intérêts partisans pour réunir majorité, opposition, société civile, mouvements citoyens et acteurs économiques autour des enjeux fondamentaux de la République.
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