Face aux exactions du M23/AFC soutenu par le Rwanda, la République démocratique du Congo intensifie ses efforts pour que justice soit rendue. L’arrivée à Kinshasa du procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan, lundi 24 février, marque une étape cruciale dans la lutte contre l’impunité. Portant un message sans équivoque, il rappelle que nul ne saurait échapper aux poursuites pour crimes graves. Entre rencontres avec les autorités congolaises, la MONUSCO, la société civile et les victimes, la mobilisation se renforce pour établir les responsabilités et garantir que les coupables répondent de leurs actes.
La République démocratique du Congo (RDC) poursuit inlassablement son combat pour la justice face aux exactions perpétrées dans sa partie orientale par le M23/AFC, soutenu par le Rwanda. Sur tous les fronts, notamment diplomatique et judiciaire, Kinshasa œuvre pour que les responsabilités des crimes commis soient établies et que leurs auteurs répondent de leurs actes devant la justice internationale.
Dans cette optique, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, est arrivé lundi 24 février à Kinshasa. Son message est on ne peut plus clair : l’impunité ne saurait être tolérée. L’émissaire de la CPI a prévu des échanges avec plusieurs hautes personnalités du pays, notamment le président de la République, des membres du gouvernement, la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU et cheffe de la MONUSCO, des acteurs de la société civile ainsi que des victimes des atrocités.
Dans une déclaration sans équivoque, Karim Khan a rappelé l’importance du respect du droit international et a mis en garde tous les acteurs impliqués dans ces violences : « Comme le reste du monde, nous sommes extrêmement inquiets des développements récents au Congo. Nous savons que la situation, particulièrement à l’Est, est très inquiétante. Des centaines de personnes sont mortes et des milliers blessées. Et le message doit absolument passer clairement. Tous les groupes armés, toutes les forces armées, tous les alliés des groupes armés et des forces armées, ils n’ont pas un chèque en blanc. Ils doivent se conformer aux normes et aux lois internationales. »
Le procureur de la CPI a insisté sur la nécessité d’une justice impartiale et équitable : « La loi doit être effective. Tous les individus doivent se conformer au Statut de Rome. Personne ne peut attaquer les civils, blesser les gens, tuer les gens. Et c’est à ce moment que nous pouvons voir si la loi internationale peut maintenir et soutenir la demande de la République démocratique du Congo et des citoyens. »
Il a également rappelé l’importance d’une réponse judiciaire proportionnée à l’ampleur du drame que vivent les populations de l’Est : « Les populations de la République démocratique du Congo sont aussi précieuses que les gens de n’importe où à travers le monde. Vous êtes aussi précieux que les gens de l’Ukraine, les gens d’Israël et de la Palestine. »
Les échanges que Karim Khan aura avec les différentes parties prenantes, notamment le président Félix Tshisekedi et la représentante du secrétaire général de l’ONU, Mme Keïta, devraient permettre d’accélérer les démarches visant à sanctionner les responsables de ces crimes et à mettre en place des mécanismes de justice durables pour éviter la répétition de telles atrocités.
La visite du procureur de la CPI en RDC témoigne de la mobilisation internationale en faveur de la justice et de la fin de l’impunité. Pour Kinshasa, il s’agit d’un signal fort : la RDC ne baissera pas les bras face aux crimes commis sur son sol. La pression s’intensifie sur le M23/AFC et ses soutiens, et la communauté internationale est appelée à jouer pleinement son rôle afin que justice soit faite et que les populations meurtries de l’Est du pays retrouvent enfin la paix et la sécurité.
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