La guerre d’agression dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) laisse des cicatrices indélébiles sur le secteur de l’éducation nationale, alerte la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu Dinanga. Avec 2 500 écoles touchées et plus d’un million d’enfants déscolarisés, la situation est alarmante : des établissements sont transformés en abris pour déplacés ou en cimetières, tandis que l’insécurité pousse près de la moitié des enfants à fuir les salles de classe. Face à cette tragédie, la ministre d’État a, au cours d’un Special Briefing aux côtés du ministre de la Communication et Médias et Porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, appelé à faire de l’éducation une priorité pour atténuer les conséquences de cette crise, soulignant l’urgence d’agir pour protéger l’avenir des jeunes Congolais.
Dans l’Est de la République démocratique du Congo, la guerre a infligé des blessures irréparables au secteur de l’éducation, transformant les établissements scolaires en vestiges de désespoir et de désolation. Lors d’un Spécial Briefing Presse diffusé en direct sur RTNC le 4 mars, la ministre d’Etat en charge de l’Education nationale te Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a dressé un tableau alarmant : 2 500 écoles affectées, avec 1 483 fermées, 35 détruites, 45 dépourvues de mobilier et 3 occupées par des groupes armés. Plus d’un million d’enfants se retrouvent ainsi privés de leur droit fondamental à l’éducation, avec des conséquences qui résonneront pendant des générations.
Une tragédie multiforme pour l’éducation
Les propos de la ministre révèlent une réalité douloureuse. Certaines écoles, autrefois sanctuaires du savoir, se sont transformées en abris pour les déplacés ou en lieux de sépulture pour les victimes de la violence. « Dans cette tragédie sans précédent, une école a même été transformée en cimetière », a-t-elle déploré, soulignant l’ampleur du drame humain. Dans ce climat d’insécurité extrême, près de 50 % des enfants voient l’école comme une zone de danger, obligeant leurs parents à les confiner à la maison, par peur pour leur sécurité.
Au cœur de cette crise, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale dénonce avec force les actes perpétrés par l’armée rwandaise et les supplétifs du M23. Les attaques répétées ont non seulement détruit des infrastructures vitales, mais ont également transformé des établissements en bases militaires ou en cibles privilégiées de bombardements. La présence d’engins explosifs dans certaines écoles et le recrutement forcé d’élèves par les forces armées aggravent encore cette situation dramatique, particulièrement dans des villes comme Goma, la capitale du Nord-Kivu.
La réponse du ministère : Sécurité et continuité pédagogique
Face à ce calvaire, le ministère de l’Éducation nationale ne reste pas inactif. Un comité de crise a été constitué pour coordonner les efforts de relance et assurer la diffusion de données fiables sur l’impact de la guerre sur le secteur. « Les écoles sont poussées à rouvrir, mais avant toute réouverture, nous devons nous assurer que les conditions de sécurité soient réunies », explique Raïssa Malu. Des fiches de vérification strictes ont été instaurées pour garantir que chaque établissement puisse accueillir les élèves en toute sécurité.
Parallèlement, le ministère travaille en étroite collaboration avec des partenaires financiers et humanitaires pour mettre en place un enseignement à distance, une solution temporaire destinée à pallier l’absence de structures physiques adéquates. « La priorité est de définir l’essentiel et d’offrir à nos enfants l’accès à une éducation, même dans l’adversité », ajoute la ministre, déterminée à préserver l’avenir des jeunes congolais.
Un appel urgent à la mobilisation nationale et internationale
L’urgence de la situation exige une réaction concertée de la communauté nationale et internationale. L’éducation, pilier de toute société, doit être protégée pour offrir aux enfants un avenir porteur d’espoir et de possibilités. La ministre Raïssa Malu conclut son intervention en lançant un vibrant appel à la solidarité : « Il est impératif que tous se mobilisent pour que chaque enfant congolais puisse grandir dans un environnement propice à l’apprentissage et à l’épanouissement. »
Dans un contexte où chaque jour compte, le calvaire des écoles de l’Est de la RDC se transforme en un cri d’alarme pour l’humanité. Alors que la guerre continue de ravager la région, il appartient à la communauté internationale de s’engager fermement pour redonner à l’éducation toute sa place et restaurer, petit à petit, l’espoir d’un avenir meilleur pour les générations à venir.
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