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Colloque sur la sauvegarde de la souveraineté de la RDC : Patrick Muyaya, porteur d’un vent de vérité contre le narratif mensonger du Rwanda

Lors du lancement à Kinshasa du colloque sur la sauvegarde de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a révélé la complexité d’une guerre qui se joue sur de multiples fronts – médiatique, militaire, économique, spirituel, diplomatique, scientifique et populaire. Ce rassemblement, organisé par la ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Marie-Thérèse Sombo, illustre la détermination d’un gouvernement mobilisé face à l’occupation et aux manipulations narratives qui fragilisent le pays. Au cœur de ce débat, les interventions incisives dénoncent, tant sur le plan diplomatique que militaire, le poids des mensonges et l’exploitation illicite, appelant à une mobilisation sans faille de tous les Congolais pour la défense de leur nation.

Le ministre de la Communication et des Médias Patrick Muyaya a participé, jeudi 6 mars 2025, au colloque sur la sauvegarde de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, organisé par son collègue, le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Marie-Thérèse Sombo.

Pour le ministre Muyaya, ce colloque inaugure le front scientifique qui rejoint les autres fronts, à savoir médiatique, militaire, économique, spirituel, diplomatique et populaire.

« Nous sommes dans un moment grave de l’histoire de notre pays où deux grandes villes sont occupées par l’armée rwandaise et ses supplétifs. La population est tuée, constamment soumise. Notre souveraineté est violée, notre intégrité territoriale remise en question et nous en souffrons. A travers ce colloque nous voulons dire notre solidarité, soutien aux populations qui vivent sous occupation. C’est aussi notre engagement à dire que nous allons tout faire pour leur libération », a souligné le ministre Patrick Muyaya.

Il a par ailleurs rappelé que cette guerre est menée sur plusieurs fronts. Sur le front militaire, sans l’engagement de militaires courageux et d’un commandant suprême constamment vigilant, la situation serait plus grave.

Concernant le front diplomatique, le porte-parole du gouvernement a rappelé que le narratif rwandais repose sur trois mensonges. D’abord, ils affirment qu’en RDC il existe un discours de haine, et nous nous sommes attelés à détricoter ce discours mensonger. La meilleure réponse, c’est l’unité.

« Lorsque nous parlons du poison rwandais. C’est justement cette campagne qui vise à inoculer le venin de la division dans l’écosystème Congolais. Dire que nous avons abandonné nos frères congolais réfugiés au Rwanda. Ici, il souligne qu’il y a plus de réfugiés rwandais au Congo que le contraire », a indiqué l’homme du changement de narratif avant de préciser que le dernier mensonge consiste à dire que la RDC héberge des FDLR cherchant à déstabiliser le régime de Kigali, un prétexte utilisé depuis des décennies.

« Sur le front économique, qui est la véritable raison de cette guerre, la moitié du budget du Rwanda provient des activités liées au pillage des richesses de la RDC. Le Rwanda se présente comme un pays producteur d’or alors qu’il ne possède aucune ressource minière dans son sous-sol. Ici, nous nous sommes opposés à cette exploitation illicite du Rwanda. Comme ils le font depuis 30 ans, ils comptent maintenir l’Est de la RDC sous leur joug pour nous déstabiliser et profiter du pillage de nos ressources minières », a-t-il expliqué. Et de poursuivre : « Sur le front judiciaire, jamais de véritable justice n’a été rendue pour tous ceux qui tuent depuis 30 ans dans l’Est. Cette fois-ci, il doit y avoir justice, ce qui explique la présence du procureur général de la CPI. Sur le front médiatique, nous avons élaboré des arguments solides. Dans le cadre des discussions de ce colloque, nous disposerons d’un tableau de bord et d’intellectuels qui interviendront sur le front médiatique et scientifique ».

Le ministre de la Communication a rappelé qu’il existe un front encore plus large, regroupant à la fois le front spirituel et le front militaire, à savoir le front populaire, « car nous, les 100 millions de Congolais, constituons une force contre l’ennemi. Nous avons tous un rôle à jouer ».

S’exprimant devant l’auditoire, la ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Marie-Thérèse Sombo, a insisté sur l’importance des scientifiques dans la bataille que mènent tous les Congolais sous la conduite du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi.

« Il sied de préciser que lorsque les savants sont appelés à raisonner scientifiquement, ils se fondent sur des événements, notamment des faits irréfutables, afin de démontrer la vérité par la pertinence et la cohésion de leurs appuis. Cependant, les mêmes faits sociaux peuvent aussi être interprétés par chacun d’entre nous, différemment suivant son engagement vis-à-vis de l’enjeu existentiel ou de la cause de l’enjeu. Il s’agit pour nous, tous rassemblés en ces lieux, de la survie de notre nation. C’est la patrie ou la mort, comme nous le déclarons, haut et fort. Cela étant, chaque savant congolais est désormais appelé à raisonner dans la perspective des changements des paradigmes adaptés au contexte actuel du pays. Des notoriétés publiques connues, toutes les inventions et découvertes au plan des connaissances scientifiques », a indiqué la ministre de l’ESU. Et de poursuivre : « Nous devons nous rappeler que la guerre est une situation de crise profonde entraînant les conséquences graves et barrières. En dépit de cela, on ne peut plus se lâcher. Il y a mieux de l’autre que la guerre est aussi un moment de choix existentiel. C’est-à-dire un choix entre la vie et la mort. Optant pour la vie et la survie de notre patrie, nos savants vont transformer cette crise provoquée par la guerre en une source d’inspiration. C’est ici que trouve toute sa raison d’être la troisième mission de nos universités et instituts supérieurs, à savoir offre de services à la communauté ».

Représentant la Première ministre en mission au Kongo Central, le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a félicité son collègue chargé de l’Enseignement Supérieur et Universitaire pour cette initiative et a déclaré ouvert ce colloque de haut niveau, en espérant que, durant ces trois jours, les scientifiques réfléchiront en profondeur et adresseront au gouvernement des recommandations susceptibles de contribuer positivement à la fin de cette guerre qui paralyse la partie orientale de la République depuis plus de 30 ans.

« Je crois que les scientifiques vont élaborer des stratégies en proposant des solutions concrètes et braves, qui garantiront la protection de notre territoire et l’amélioration de notre sécurité. Je tiens à rappeler que la souveraineté ne se limite pas seulement au notre territoire, mais elle implique également le respect de nos droits en tant que nation, notre dignité en tant que peuple, ainsi que la préservation de nos valeurs et identités culturelles », a souligné le VPM en charge de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières.

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