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20 avril, 2026 - 01:30:39
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RDC–Banque mondiale : Washington acte les priorités budgétaires et structurelles de Kinshasa

À Washington, la République démocratique du Congo est venue plaider sa cause avec méthode et détermination. En marge des Assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale, le ministre des Finances Doudou Fwamba a occupé le devant de la scène diplomatique et économique, insistant sur la nécessité d’un appui budgétaire rapide face à l’urgence sociale et sécuritaire que traverse le pays. Tout en défendant la rigueur budgétaire et les réformes structurelles engagées sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi, l’argentier de la RDC a rappelé que la stabilité macroéconomique passe aussi par la paix à l’Est et une gestion rigoureuse des ressources naturelles. À ses côtés, son homologue du Budget, Aimé Boji, a souligné les priorités de développement inscrites dans l’enveloppe IDA-21. Dans un contexte régional tendu, Kinshasa veut convaincre qu’elle reste un partenaire fiable, engagé dans la transparence et la transformation.

En marge des Assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, une rencontre stratégique s’est tenue le 22 avril au siège de l’institution de Bretton Woods à Washington entre la délégation congolaise, conduite par les ministres Doudou Fwamba (Finances) et Aimé Boji (Budget), et M. Ndiaye Diop, vice-président Afrique de la Banque mondiale.

À l’ordre du jour, deux axes de coopération majeurs : l’état d’avancement des déclencheurs liés au programme d’appui budgétaire d’un montant de 600 millions de dollars, et la structuration des projets à financer dans le cadre de l’allocation IDA-21 (Association internationale de développement).

L’appui budgétaire au cœur des échanges

Le ministre des Finances a rappelé le contexte économique particulier de la République démocratique du Congo, marqué par la résilience de ses fondamentaux malgré les effets prolongés du conflit armé dans l’Est du pays. Il a réaffirmé l’attachement du Gouvernement à la discipline budgétaire et à la poursuite des réformes structurelles, dans le sillage du programme présidentiel conduit par Félix Tshisekedi et mis en œuvre par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Face aux conséquences sociales et économiques de la guerre menée par le M23, le ministre a plaidé pour un décaissement rapide de la première tranche de l’appui budgétaire. Il a également appelé à l’ouverture des discussions sur la seconde tranche, attendue avant la fin de l’année 2025. L’objectif affiché : renforcer les capacités de l’État dans un contexte de tensions persistantes et de pressions sur les finances publiques.

Des priorités ciblées pour l’IDA-21

Dans le cadre de l’initiative IDA-21, la RDC propose de concentrer les financements sur des projets jugés structurants, tant pour la capitale que pour les provinces. Sont notamment évoqués : la gestion des déchets à Kinshasa, la deuxième phase du Programme d’équité et de renforcement du système éducatif (PERSE-2), la mobilisation accrue des recettes via le projet Encore, les études d’infrastructures, le développement de pôles agricoles, et la réhabilitation des routes de desserte agricole dans le cadre du Programme d’appui au contrat de transformation (PACT).

Gouvernance et transparence au menu

Le ministre a insisté sur l’importance de faire des ressources naturelles – et en particulier des minerais stratégiques – des leviers de transformation économique et sociale. À cet égard, il a réitéré la volonté du Gouvernement de renforcer la transparence et de lutter contre la corruption.

Sur le dossier du Groupe d’action financière (GAFI), il a souligné les efforts entrepris pour sortir la RDC de la liste grise. Il a cité la promulgation du décret sur la déclaration obligatoire de patrimoine, ainsi que la création du Comité national de suivi de l’application des normes financières internationales (CONASAFIC).

La Banque mondiale a salué les avancées réalisées dans le domaine de la gouvernance, tout en encourageant Kinshasa à maintenir le cap. Elle a réaffirmé son soutien au programme de réformes engagé par les autorités congolaises.

Une paix à reconquérir

Enfin, la question sécuritaire n’a pas été éludée. La paix dans l’Est du pays a été présentée comme une condition sine qua non de stabilité macroéconomique et de développement durable, non seulement pour la RDC, mais également pour l’ensemble de la sous-région.

Parmi les autres dossiers évoqués figurent la mise en œuvre de la couverture santé universelle, l’opérationnalisation du corridor de Lobito et l’intégration économique régionale. Autant de chantiers auxquels la Banque mondiale entend continuer à apporter son concours.

Infos27

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