Avec 183 voix sur 187 votants, la République démocratique du Congo a été élue ce 3 juin 2025 membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour le mandat 2026–2027. Un plébiscite retentissant qui consacre cinq années d’une diplomatie offensive, portée avec constance par le président Félix Tshisekedi. De l’Union africaine à la SADC, en passant par l’EAC et désormais les Nations unies, Kinshasa s’impose comme une voix incontournable du multilatéralisme africain et mondial. Cette percée internationale répond à une ambition claire : replacer le Congo au cœur des grandes décisions planétaires. Et dans un contexte de guerre d’agression orchestrée à l’Est par le Rwanda et ses supplétifs du M23, ce siège constitue bien plus qu’un symbole : c’est un levier politique majeur. Il offre à la RDC une tribune mondiale pour briser le silence, dénoncer l’impunité et peser directement sur les résolutions touchant à la sécurité régionale. Une riposte diplomatique de haut niveau à une agression militaire directe.
C’est une victoire diplomatique majeure : la République démocratique du Congo a été élue ce 3 juin 2025 membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mandat 2026–2027, avec 183 voix sur 187 votants. Un score écrasant, qui témoigne d’un soutien quasi unanime de la communauté internationale et qui consacre l’activisme diplomatique mené par le président Félix Tshisekedi depuis le début de son mandat.
Ce succès n’est pas le fruit du hasard. Il s’inscrit dans une ligne politique assumée depuis le 24 janvier 2019, jour de son investiture. « Je souhaite impulser une meilleure présence de notre pays dans les instances internationales, à la hauteur de notre vocation naturelle », déclarait alors Félix Tshisekedi. Six ans plus tard, les engagements ont laissé place aux résultats.
Un retour stratégique dans le concert des nations
Adhésion à la Communauté des États de l’Afrique de l’Est (EAC), présidence tournante de l’Union africaine en 2021, dynamisation du rôle de la RDC au sein de la SADC, de la CEEAC, de la CIRGL, et désormais entrée au Conseil de sécurité de l’ONU : le changement d’échelle est indiscutable. Le pays, longtemps perçu comme marginalisé dans les grandes enceintes internationales, a retrouvé une visibilité politique inédite. Ce retour au cœur du multilatéralisme mondial est un tournant stratégique, dans une période où la paix et la sécurité internationales sont profondément remises en question, notamment sur le continent africain.
Une diplomatie de combat au service de la souveraineté
Dans son discours à la nation du 30 juin 2024, Félix Tshisekedi soulignait déjà que la RDC avait « franchi une première étape dans la quête d’une renaissance et d’une requalification des objectifs de notre diplomatie, désormais proactive et tournée vers le développement et la paix ». Une orientation confirmée aujourd’hui par l’entrée du pays au sein de l’organe décisionnel le plus influent du système onusien, dans un contexte particulièrement tendu.
Alors que la RDC subit une guerre d’agression orchestrée à l’Est par le Rwanda et ses supplétifs du M23, ce siège est aussi un levier politique. Il offre à Kinshasa une tribune internationale pour dénoncer l’impunité, faire valoir sa version des faits et peser sur les résolutions engageant la sécurité régionale. C’est une réponse diplomatique forte à une agression militaire directe.
La voix du Congo entendue
En rejoignant le Conseil de sécurité, la RDC prend une posture claire : celle d’un État moteur, non plus spectateur, dans la gouvernance mondiale. Ce siège n’est pas un aboutissement, mais un instrument de combat politique et de renforcement de la souveraineté.
Tshisekedi confirme ainsi que la diplomatie congolaise est redevenue un pilier structurant de l’action de l’État. Et, à travers ce succès, il envoie un message sans ambiguïté : le Congo est debout, et sa voix comptera.
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