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Kinshasa
3 juin, 2026 - 16:01:42
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1ère édition du Camp éco-éducatif à Kinshasa : Jean-Pierre Kezamudru souligne le lien indissociable entre citoyenneté et écologie

« Une nation semeuse est celle qui prépare ses enfants à gouverner autrement. »
C’est par cette conviction forte que le vice-ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Jean-Pierre Kezamudru, a donné tout son sens à la première édition du camp éco-éducatif « Les petits gardiens de l’avenir », organisée à Kinshasa le samedi 28 juin. Pour lui, éduquer aujourd’hui, c’est semer les valeurs qui construiront demain : conscience écologique, civisme, respect du bien commun et engagement pour la planète. Une nation semeuse, explique-t-il, n’attend pas l’avenir, elle le cultive dès les bancs de l’école, à travers des gestes simples, comme planter un arbre, mais porteurs d’une vision de transformation. Face à une jeunesse attentive, Jean-Pierre Kezamudru a esquissé une pédagogie du vivant — à la fois citoyenne et environnementale — fondée sur l’apprentissage du respect de la nature comme socle d’un avenir plus juste, plus vert et plus gouverné par la responsabilité. Dans un monde où l’urgence écologique impose une refondation de nos modèles, son appel résonne comme un engagement à transmettre, dès l’enfance, le goût d’un leadership éclairé et durable.

« Éduquer aujourd’hui pour mieux gouverner demain » : dans l’enceinte du n°6C de l’avenue Pumbu dans la commune de la Gombe qui accueillait, samedi 28 juin, la première édition du camp éco-éducatif Les petits gardiens de l’avenir, Jean-Pierre Kezamudru n’a pas prononcé un simple discours. Le vice-ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté a déroulé une vision : celle d’une « nation semeuse », où planter un arbre devient aussi important qu’apprendre à lire.

Organisé par le Cabinet d’expertise agricole et environnementale, le camp avait pour thème : « Je sème aujourd’hui, je récolte demain ». Une formule simple, presque enfantine, mais qui, dans le propos du vice-ministre, s’est transformée en véritable doctrine éducative : « Une nation semeuse, c’est un pays qui plante dès aujourd’hui les graines du savoir, de la paix, du civisme et du respect de l’environnement. »

L’écologie comme fondement civique

Devant un public mêlant élèves, enseignants et parents, Jean-Pierre Kezamudru a insisté sur l’urgence d’ancrer la conscience écologique dans l’éducation nationale. Pas comme une matière de plus, mais comme socle. « L’enfant que nous éduquons aujourd’hui est le dirigeant de demain », a-t-il affirmé, en liant intimement éducation, gouvernance durable et souveraineté climatique.

Citant Saint-Exupéry – « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » – le vice-ministre a élargi le champ moral de son intervention. Il ne s’agit pas seulement de transmettre des savoirs, mais de préparer une génération capable de préserver un Congo plus vert, plus vivable, et socialement plus responsable. L’éducation à la citoyenneté, a-t-il martelé, ne peut plus être dissociée de l’éducation environnementale.

L’arbre, un maître silencieux

Au centre de cette approche : l’arbre. Non pas en tant qu’objet symbolique, mais comme outil pédagogique. En quelques phrases, Kezamudru en a rappelé les vertus : il purifie l’air, filtre la poussière, atténue la chaleur, nourrit les hommes, calme les esprits. « Saviez-vous qu’un seul arbre adulte peut fournir de l’oxygène à quatre personnes chaque jour ? », a-t-il lancé aux enfants, captant leur attention avec une pédagogie accessible et incarnée.

Mais l’arbre est aussi, selon lui, un miroir de comportement. « Un enfant qui apprend à ne pas jeter de plastique dans la rue construit déjà une ville plus propre. » Autrement dit : l’éducation environnementale ne prépare pas seulement à affronter la crise climatique — elle civilise, structure, éveille au bien commun.

Une pédagogie participative

Le moment le plus marquant de la journée fut sans doute cette répétition collective, lancée par le vice-ministre avec les enfants pour enraciner les bienfaits de la plantation d’arbres : « Respirer un air plus propre » — « Boire une eau plus saine » — « Mieux dormir et moins tomber malade » — « Manger des fruits et se soigner naturellement » — « Apprendre à aimer la nature et protéger la planète ».

Un rituel simple, presque ludique, mais qui traduit une volonté politique claire : transformer les enfants en citoyens écologiquement responsables, dès le plus jeune âge.

Une promesse éducative au long cours

En conclusion, Jean-Pierre Kezamudru a lancé un appel à toutes les composantes de la société congolaise — parents, enseignants, décideurs — pour « faire germer dans le cœur de nos enfants l’éducation, la conscience écologique et la responsabilité civique ».

« Ensemble, soyons cette nation semeuse », a-t-il proclamé, avant d’appeler la bénédiction divine sur les enfants et sur la nature généreuse du Congo.

Au-delà des mots, cette première édition du camp éco-éducatif marque peut-être un tournant dans la conception de l’éducation nationale en RDC. Sous l’impulsion du vice-ministre, celle-ci se veut désormais le terreau d’un renouveau : un projet où le savoir rime avec respect du vivant, et où apprendre signifie aussi préserver. Une graine plantée, en somme, pour gouverner demain autrement.

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