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Kinshasa
17 avril, 2026 - 02:15:32
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Engagement présidentiel contre les crimes sexuels : Kinshasa reçoit l’appui de l’ONU

Alors que l’Est de la RDC continue de subir les ravages de conflits armés persistants, le combat contre les violences sexuelles s’impose plus que jamais comme un impératif national. Dans un contexte où les agressions contre les femmes se multiplient à un rythme alarmant, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé, jeudi 3 juillet, sa volonté de faire de la protection des victimes une priorité politique. En recevant Pramila Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU, le chef de l’État entend renforcer la coopération avec les Nations unies et accélérer la mise en œuvre de mécanismes concrets, tels que le Fonds national de réparation, pour répondre à cette urgence humanitaire. Un signal fort envoyé depuis Kinshasa, à l’heure où les regards internationaux scrutent la capacité du pays à rompre le cycle de l’impunité.

C’est au Mont Ngaliema, en sa résidence présidentielle, que le chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, a accueilli jeudi 3 juillet 2025 Mme Pramila Patten, émissaire des Nations unies pour les violences sexuelles en période de conflit. Une rencontre hautement symbolique à l’heure où les violences faites aux femmes, notamment dans l’Est du pays en proie à l’instabilité, atteignent des niveaux alarmants.

Selon les constats livrés par Mme Chantal Yelu Mulop, conseillère spéciale du Président sur les questions de jeunesse, de lutte contre les violences faites à la femme et de traite des personnes, la situation s’est gravement détériorée. « Le taux de violences faites à la femme en zones de conflit a extrêmement augmenté en moins d’une année », a-t-elle alerté, soulignant l’urgence d’une réponse coordonnée.

Face à cette urgence, les autorités congolaises entendent s’appuyer sur des mécanismes concrets. Le Fonds national de réparation (FONAREV), récemment réactivé, jouera un rôle central. « Nous allons nous appuyer sur ce fonds pour travailler dans tout ce qui est réparation afin d’aider les femmes victimes de violences sexuelles », a précisé Mme Yelu Mulop, insistant sur la nécessité d’une réponse à la fois humaine et institutionnelle.

Félix Tshisekedi, qui a récemment ouvert le Forum national sur le droit à la réparation à Kinshasa, semble vouloir faire de cette lutte une priorité politique. « Bien que le Chef de l’État ait gagné la victoire de la paix, il demeure concerné par les cas de violences sexuelles faites à la femme et déterminé à trouver des solutions pour éradiquer ce fléau », a assuré sa conseillère.

Mardi déjà, en lançant les travaux du forum, le président congolais avait exprimé une position ferme : « C’est aussi avec elles que le cœur du Grand Congo devrait battre avec courage », avait-il déclaré, dans une formule saluée par les militantes des droits humains.

La visite de Mme Patten, qui s’inscrit dans un plaidoyer international plus large pour la protection des civils en contexte de guerre, vient rappeler l’ampleur du défi. Mais aussi l’espoir que la volonté politique, nationale et internationale, puisse faire plier l’impunité.

Pitshou Mulumba

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