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Kinshasa
13 décembre, 2025 - 14:48:00
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Kinshasa face au choléra : l’alerte maximale décrétée par le président Tshisekedi

Face à l’ampleur de la résurgence du choléra dans la capitale congolaise, le président Félix Tshisekedi a ordonné une riposte immédiate et multisectorielle. Centres de traitement mobiles, distribution d’eau potable, désinfection des lieux publics, kits d’hygiène en cascade : un plan d’urgence a été activé, appuyé par les partenaires internationaux. Vendredi 4 juillet, lors du Conseil des ministres, le chef de l’État a décrété l’alerte maximale, pointant un enchaînement de vulnérabilités urbaines et appelant à une mobilisation générale pour éviter un basculement sanitaire dans une ville déjà sous pression.

Sous tension sanitaire, la capitale congolaise affronte une recrudescence inquiétante de cas de choléra. Vendredi 4 juillet, lors du Conseil des ministres tenu à la Cité de l’Union africaine, le président Félix Tshisekedi a placé l’épidémie au sommet des priorités nationales, appelant à une mobilisation totale de l’État et de ses partenaires face à la résurgence de cette maladie diarrhéique aiguë.

Selon le compte rendu livré par Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, le chef de l’État suit « avec la plus grande préoccupation » la progression de l’épidémie dans plusieurs communes populaires de Kinshasa. Une situation d’autant plus dramatique qu’elle touche des quartiers déjà fragilisés par des mois de pluies diluviennes, des inondations destructrices et des carences structurelles dans l’assainissement urbain.

« En ce moment de détresse, le Président a adressé toute sa solidarité aux familles endeuillées ou touchées par la maladie et a rendu un hommage appuyé au personnel médical et aux agents communautaires qui se battent au quotidien pour sauver des vies », a souligné Patrick Muyaya.

Une crise sanitaire aggravée par la vulnérabilité urbaine

Au-delà de l’urgence sanitaire, la présidence pointe un enchaînement de facteurs aggravants : infrastructures délabrées, contamination des sources d’eau, déplacements de populations et promiscuité grandissante. Le choléra, endémique en RDC mais longtemps contenu à l’Est du pays, a désormais pris pied dans la capitale, exposant près de 15 millions d’habitants à un risque épidémique majeur.

Les derniers bulletins épidémiologiques, analysés par le Président, confirment la multiplication des foyers d’infection. En réponse, les autorités sanitaires ont enclenché un plan d’urgence : déploiement d’unités mobiles de traitement, distribution de kits d’hygiène, désinfection des points d’eau et lieux publics, distribution d’eau potable dans les zones les plus exposées.

Appel à la solidarité internationale

La riposte s’organise également avec l’appui des partenaires techniques et financiers. L’OMS, l’UNICEF, Médecins sans frontières et plusieurs agences humanitaires sont en première ligne. Tshisekedi a appelé à « une intensification du soutien logistique, financier et opérationnel » face à ce qu’il considère comme une menace de santé publique de grande ampleur.

Un rapport spécifique est attendu dans les prochains jours du ministre de la Santé, Jean-Jacques Mbungani, afin d’évaluer les besoins complémentaires et d’orienter l’action gouvernementale. Kinshasa, où les eaux stagnantes, les déchets à ciel ouvert et l’accès restreint à l’eau potable forment un cocktail explosif, joue une course contre la montre.

Face à cette épreuve, le gouvernement cherche à éviter un scénario catastrophe dans une ville déjà éprouvée par des chocs successifs. L’enjeu est de taille : enrayer rapidement l’épidémie pour ne pas laisser la capitale sombrer dans une crise humanitaire évitable.

Infos27

 

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