Face à l’escalade des violences dans l’Est de la RDC, Paris hausse le ton. Condamnant les massacres attribués au M23 en juillet dans le Nord-Kivu, la France appelle au respect immédiat du cessez-le-feu signé à Doha et au strict respect du droit international humanitaire. Un message assorti d’un soutien affiché aux enquêteurs de l’ONU, à la liberté de la presse et à la protection des civils.
La France a dénoncé, jeudi 7 août, les attaques attribuées au M23 et à d’autres groupes armés qui ont causé, selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), la mort de centaines de civils dans la province congolaise du Nord-Kivu en juillet. Paris a qualifié ces violences d’« inacceptables » et exhorté au respect des engagements pris dans la déclaration de principes signée le 19 juillet à Doha entre la RDC et l’AFC/M23, notamment la mise en œuvre immédiate d’un cessez-le-feu.
Le ministère français des affaires étrangères a rappelé que les violences contre les civils, les personnels de santé et humanitaires, ainsi que les journalistes, doivent cesser sans délai. Il a également insisté sur le respect du droit international humanitaire par toutes les parties au conflit et sur la nécessité que justice soit rendue. Paris a exprimé son soutien aux enquêteurs du HCDH, dont les activités sont, selon lui, entravées dans les zones occupées par le M23.
La diplomatie française a par ailleurs condamné l’enlèvement et l’assassinat, le 4 août à Bukavu, d’un journaliste dans la province du Sud-Kivu. Elle a réaffirmé son attachement à la liberté de la presse et à la protection des journalistes « partout dans le monde ». Enfin, Paris a renouvelé son appui à la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) pour la mise en œuvre de son mandat en faveur de la protection des civils.
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